Cela ne fait aucun doute... La rédaction de France 2 sera à l'avenir particulièrement attentive avant de diffuser à l'antenne un de ses sujets sur la grogne des lycéens partout en France. Ce mardi 6 octobre, l'édition du 13 Heures présentée par Julian Bugier a fait couler beaucoup d'encre jusqu'à secouer les plus hautes sphères de l’État. Mais alors que s'est-il passé ?

Et bien, ce jour-là, une image est apparue à deux reprises à l'écran. D'abord, dans les titres puis derrière Julian Bugier alors qu'il s'apprêtait à lancer un reportage sur l'encadrement des manifestations par les parents d'élèves. Sur cette image, les téléspectateurs ont pu voir la pancarte d'un lycéen sur laquelle ont été écrits des mots virulents à l'égard d'Emmanuel Macron et sa femme Brigitte.

"Macron bz ta prof, pas les nôtres". Une référence évidente au passé de la Première dame qui a été la professeur de théâtre d'Emmanuel Macron, avant qu'ils ne se marient le 20 octobre 2007 au Touquet-Paris-Plage. Evidemment, ce message n'est pas passé inaperçu. Après avoir été relayé toute la journée sur les réseaux sociaux, l’Élysée s'est ému que de tels propos aient pu passer entre les mailles du filet.

JT de 13 Heures : l’Élysée monte au créneau, France Télévision sort (enfin) du silence

Selon nos confrères du Parisien - Aujourd'hui en France, cette séquence a rendu furieux Emmanuel Macron. "Évidemment que ça ne lui a pas fait plaisir", a fait savoir un proche du président. Ce dernier aurait été profondément agacé que France Télévisions ne prenne pas la mesure du problème et ne s'excuse pas dès le lendemain.

Mais, finalement, France Télévisions a fini par s'expliquer. "Une petite main du JT a mis ces images off en illustration des titres. Cette personne aurait pu faire plus attention mais cela n’est pas une erreur. L’image existe et date du jour. Rien n’a été inventé", a commenté un journaliste de la rédaction de France 2.

De son côté, Julien Duperray, le directeur de la rédaction concède que cette image "n'aurait pas dû se retrouver à l'écran". En revanche, il assure qu'il n'y a eu "évidemment aucune volonté de mettre en avant un slogan plutôt qu’un autre. Nous ne sommes pas responsables de ce qui y est écrit sur des pancartes de manifestants. Notre travail est de maîtriser ce que nous diffusons sur nos antennes. En particulier lorsque certains mots peuvent être insultants. Ce rappel a été fait par la direction à toutes les équipes de la rédaction", a assuré ce dernier, espérant que la colère du président de la République puisse retomber rapidement.