"Qu'on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle de moi !". Cette célèbre citation, qui n'a pas d'auteur officiel, se vérifie un peu plus avec la controverse qui accompagne Thélyson Orélien.
Méconnu du public avant cet été, l'écrivain québécois d'origine haïtienne bénéficie depuis la publication de son roman C'était ça ou mourir, d'une large couverture médiatique. Plateaux de télévision, stations de radio, podcasts... Les rendez-vous culturels de tous horizons se sont passionnés pour le récit de Jonas Dorléon, un professeur d'histoire-géographie contraint de quitter la capitale haïtienne, en proie à des violences urbaines.
Dans un premier temps, les thèmes abordés et le style d'écriture ont fait mouche puisque C'était ça ou mourir, publié aux éditions Grasset, a intégré les sélections pour les prix Femina et Goncourt, deux références de poids dans la littérature.
Oui, mais depuis, une thématique de plus en plus présente dans nos quotidiens et qui s'est déjà invitée dans notre prochaine élection présidentielle s'est emparée de l'ouvrage : l'intelligence artificielle. Si bien que Thélyson Orélien ne figure plus dans les deux sélections citées ci-dessus.
Thélyson Orélien devance Amélie Nothomb
Exit les réflexions autour de l'exil, la migration forcée ou encore la survie, place aux polémiques et aux accusations dont l'auteur fait face ces dernières semaines.
Thélyson Orélien, qui aurait eu recours à l'I.A pour compléter les 35 chapitres que comporte son roman, est aussi soupçonné de plagiat pour ses précédents écrits. De quoi refroidir de potentiels lecteurs ?
Paradoxalement, non. Le Parisien rapporte que les ventes se portent au mieux en dépit de la promotion ternie du roman. Disponible depuis le 19 août, "C'était ça ou mourir" caracole désormais en tête des ventes littéraires françaises de la rentrée. Thélyson Orélien se paie le luxe de devancer la très populaire Amélie Nothomb, qui a sorti récemment Adolescence du perroquet. Du lundi 28 septembre au dimanche 4 octobre, 17 730 exemplaires se sont écoulés, soit une légère baisse de 3 % par rapport à la semaine précédente.
Et puisqu'une bonne nouvelle ne vient jamais seule, le secrétaire général du Prix Renaudot, Georges-Olivier Chateaureynaud, a estimé que le roman de l'auteur québécois avait toute sa place dans la sélection.














