Ce n'est presque plus la peine de présenter Julio Iglesias. Véritable superstar mondiale de la chanson et icône de la culture espagnole, l'interprète de Je n'ai pas changé ou Pauvres diables (Vous les femmes), aujourd'hui âgé de 82 ans, a vendu des centaines de millions d'albums à travers le globe. Mais la légende de la musique latine est désormais prise dans une tourmente judiciaire, et pas des moindres... En effet, ce jeudi 3 septembre, deux de ses anciennes salariées ont déposé une nouvelle plainte devant l'Audiencia Nacional, l'une des plus hautes juridictions espagnoles.
Pour cause ? Les deux femmes (à savoir une ex-employée de maison et une ancienne kinésithérapeute) dénoncent des faits de viols, agressions sexuelles, harcèlement continu, ainsi que des conditions de travail dégradantes assimilables à de la traite d'êtres humains. Les événements se seraient déroulés durant l'année 2021 au sein des résidences privées de l'artiste, situées aux Bahamas et en République dominicaine. L'une des victimes présumées, âgée de 22 ans au moment des faits, décrit un "climat d'intimidation constante", confiant s'être sentie traitée "comme un objet, comme une esclave en plein XXIe siècle".
Classement sans suite : les plaignantes repartent à l'offensive
Cette nouvelle action judiciaire intervient quelques mois après un premier classement sans suite. Souvenez-vous : en janvier dernier, le parquet espagnol avait en effet classé la première plainte sans se prononcer sur le fond de l'affaire, estimant que les tribunaux ibériques n'étaient pas compétents pour juger des faits commis à l'étranger sur des victimes non espagnoles. Une décision que les avocates de l'association ONG Women's Link Worldwide comptent bien remettre en question : elles soutiennent désormais que la nationalité espagnole de l'accusé permet d'engager la responsabilité de la justice nationale.
De son côté, le chanteur de charme continue de rejeter catégoriquement l'ensemble des allégations. Lors de sa première prise de parole publique en janvier, ce dernier qualifiait ces accusations d'"absolument fausses", affirmant n'avoir jamais "agressé, contraint ou manqué de respect à quelque femme que ce soit". Désormais, la balle est dans le camp de la justice espagnole, qui doit trancher et décider de l'ouverture, ou non, d'une enquête de fond.










