Le 28 septembre dernier, les Français ont découvert une nouvelle enquête de Mediapart intitulée Jordan Bardella face à ses écrits antisémites. Le média d'investigation en ligne assure avoir mis la main sur "des échanges de l’actuel président du RN, au début de sa carrière politique" et décrit "l’antisémitisme obsessionnel de celui qui rêve de devenir Premier ministre".
Parmi les écrits qui sont pointés du doigt, il y a : "Toutes les banques sont détenues par des Juifs" ou encore "Le juif doit dominé [sic] les autres peuples, les écraser et les voler, un sioniste est forcément juif, et en profondeur", aurait écrit le protégé de Marine Le Pen en 2013. Des propos que Jordan Bardella conteste fermement. Il évoque des "faux grossiers" et c'est d'ailleurs ce qui l'a poussé à porter plainte pour "diffamation".
"Je n’ai jamais tenu ces propos ignobles", a réitéré ce 8 octobre sur LCI le président du Rassemblement national. Un nouveau démenti qui a poussé Mediapart à publier un nouvel article ce vendredi 9 octobre avec de nouvelles preuves.
Jordan Bardella accusé d'antisémitisme : ce serait-il trahi lui-même ?
C'est ce que laisse penser cette nouvelle enquête qui fait le lien entre les publications de Jordan Bardella sur Messenger en 2013 et celles postées par ses soins sur son compte X (anciennement Twitter). Premier exemple. Le 12 septembre 2013, l'homme politique aurait écrit à 22h52 sur Facebook : "J’étais sur Internet, je lisais un truc intéressant ; tu savais que le conseiller économique d’Hollande était employé de la banque Rotschild ?".
Ce même jour, deux minutes plus tôt, sur X, il commentait un article Challenges par ces mots : "Le Conseiller Économique de François Hollande, employé par la Banque Rotschild". Au delà de ses deux messages extrêmement similaires, Mediapart pointe du doigt la même faute d’orthographe : "Rotschild" au lieu de "Rothschild". Déjà, Mediapart avait souligné d'autres fautes similaires imputables à Jordan Bardella comme "chartre" au lieu de "charte".
À noter que selon un sondage Ifop pour LCI, six Français sur dix disent ne pas être convaincus par la défense du président du Rassemblement national.