Un cri d'alerte et un message fort. Le 15 octobre était la journée mondiale du deuil périnatal. Un sujet important auquel avait pris part Gennifer Demey.
L'ancienne Miss, présentatrice météo d'M6 et épouse d'Éric Antoine avait livré un témoignage fort en story sur son compte Instagram. "Le deuil périnatal, c’est faire partie d'une moyenne que quasiment personne ne connaît. 1 grossesse sur 4 s’arrête au cours du premier trimestre. On nous parle de la difficulté à concevoir, de continuer le sport et de prendre des vitamines pendant la grossesse. On entend même parler du post-partum. De cette possibilité immense de perdre un bébé, rien. De ce risque qui augmente avec l’âge maternel, non plus. Personne ne nous prépare vraiment à ce que cela signifie. Et encore moins à la manière dont on est censées traverser un tel traumatisme", avait-elle écrit.
Si certains internautes l'ont compris, d'autres se sont interrogés. L'a-t-elle vécu ? Ce qu'elle a confirmé quelques jours plus tard, au cours d'une interview exclusive auprès de nos confrères de TV Mag.
Le deuil périnatal : un traumatisme
Le couple, qui s'est marié civilement en avril 2025 puis religieusement le 11 avril dernier, a donc perdu un enfant. "Oui, je l’ai vécu. C’est peut-être pour ça que je me sens légitime d’en parler aujourd’hui. Les chiffres sont terribles, car ils montrent à quel point c’est un évènement fréquent. Une grossesse sur quatre s’arrête. Pourtant on n’en entend pas plus parler et je trouve ce silence alarmant", a-t-elle déclaré. Un événement très difficile à vivre pour eux, mais aussi pour toutes celles et ceux, qui vivent la même chose. "Nous ressentons un choc suivi d’une tristesse énorme, il y a de la sidération et de la colère également."
Gennifer Demey déplore également le manque d'accompagnement lors d'une fausse couche. "Nous sommes nombreuses à ne pas avoir été informées et préparées à cette issue. Et ce n’est pas normal quand on voit à quel point c’est fréquent. De plus, l’accompagnement n’est pas toujours à la hauteur de ce qui est vécu. Certaines femmes ont la chance de bénéficier de conseils, mais beaucoup déplorent le fait que lors d’un RDV médical avec leur médecin généraliste, leur sage-femme ou leur gynécologue, pour notamment évoquer leur envie de concevoir, cette information soit passée sous silence." Elle préfère d'ailleurs parler "d'arrêt de grossesse", car dit-elle, "derrière le terme de fausse couche, il y a cette idée que cette grossesse et ce bébé ne sont pas réels. Alors que dès l’instant où les deux barres s’affichent sur le test de grossesse, on bascule dans le concret."
Gennifer Demey : "Éric est un mari exceptionnel, il me soutient"
Celle qui est également ostéopathe de formation et de métier, en dehors du petit écran, n'a pas donné de détails quant à la date de cet événement traumatisant mais dit aujourd'hui aller mieux. "Je me sens apaisée de parler de tout ça, de mettre la lumière sur le deuil périnatal, sur ce que les femmes vivent. Par mon métier d’ostéo, j’ai toujours été préoccupée par la santé et celle des femmes pour qui les questions de fertilité et de maternité sont une charge importante à porter. J’ai envie de leur dire : 'Vous n’êtes plus seules, on entend vos voix et on les porte.'"
Face à cette épreuve, Gennifer Demey peut compter sur le soutien de son mari, Éric Antoine. "Éric est un mari exceptionnel. Il me soutient dans tout ce que j’entreprends, m’accompagne et croit en moi. Je sais qu’il donnera la lumière dont j’ai besoin sur mes combats. C’est quelqu’un qui a la parole libérée, qui est d’une écoute exemplaire, qui communique merveilleusement bien. C’est un peu l’homme 3.0. Je crois qu’il vient du futur", a-t-elle déclaré.











