Louis Boyard avait des reproches à faire à BFMTV, et il a choisi de les exprimer sur son antenne. Invité ce dimanche 25 octobre à la mi-journée, le député de La France insoumise réagissait au drame de Trappes lorsqu'il a mis en cause la responsabilité de certains responsables politiques et médias. Il a notamment cité plusieurs déclarations qu'il attribue à Eric Zemmour lors d'un récent passage sur la chaîne. "Ça, c'est des propos racistes", a dénoncé le parlementaire, en affirmant qu'ils n'avaient pas fait l'objet d'une contradiction à l'antenne.
Loïc Besson a aussitôt contesté cette présentation des faits. Le journaliste a expliqué que les propos potentiellement racistes étaient recadrés par les journalistes de BFMTV. Mais Louis Boyard a maintenu sa version : "Ces propos n'ont pas été repris". Puis il a poursuivi ses critiques en visant cette fois Sonia Mabrouk, ancienne figure de CNews désormais sur BFMTV. "Aujourd'hui, même BFMTV fait son mercato chez CNews", a-t-il lancé. Après la contradiction apportée à Eric Zemmour, c'était donc le recrutement de la journaliste que le député mettait en cause.
Loïc Besson défend sa chaîne face aux accusations de Louis Boyard
Face à ces attaques, Loïc Besson a pris la défense de la rédaction. "Je trouve peut-être injuste de mettre en cause une chaîne et des journalistes qui font leur travail", lui a-t-il répondu. Le journaliste refusait ainsi que les accusations du parlementaire s'étendent à ses collègues. Puis il a répondu fermement sur la question du racisme à l'antenne : "En aucun cas, il n'y a de racisme sur BFMTV. Il n'y aura jamais de racisme diffusé sur BFMTV". Une assurance qui n'a toutefois pas suffi à convaincre Louis Boyard, resté critique sur la manière dont certaines paroles sont accueillies sur les plateaux.
Le député a précisé que ses reproches ne concernaient pas uniquement BFMTV, avant de défendre une loi de déconcentration des médias. Mais l'échange est rapidement revenu à son point de départ. Alors que Loïc Besson évoquait de nouveau les interventions des journalistes lorsque des invités tiennent des propos qui sortent du cadre légal, Louis Boyard l'a interrompu : "Ils n'ont pas été repris". Il a ensuite estimé qu'Eric Zemmour ne devrait même pas être invité, en rappelant ses condamnations. Loïc Besson défendait le travail de contradiction de ses collègues mais son invité contestait jusqu'au choix de donner la parole au président de Reconquête.