C'est une affaire pour le moins complexe. Souvenez-vous... Au cours de l'automne 2021, l'avocat et essayiste Juan Branco a été mis en examen pour viol après le dépôt d'une première plainte avant que d'autres ne viennent s'ajouter au dossier. Dans la foulée, le jeune homme de 37 ans a alors violé le secret de l'instruction en jetant en pâture l'identité et la dignité des plaignantes sur Internet. Une action qui lui a alors valu une suspension d’exercice de neuf mois.
Présumé innocent, Juan Branco a toujours contesté les faits ou assuré que les rapports étaient consentis. Mais quel sort lui sera réservé ? Et bien, après cinq ans d'attente, le parquet de Paris a rendu son réquisitoire le 6 août dernier. Un document de 32 pages que Le Parisien - Aujourd'hui en France et Libération ont pu consulter.
Le parquet requiert alors la mise en accusation devant la cour criminelle de Juan Branco, pour le viol d’une femme, de onze ans sa cadette, en avril 2021. En revanche, le pourfendeur de la Macronie, auteur du pamphlet Crépuscule (éditions Au diable vauvert) requiert aussi un non-lieu pour les faits de viol et d’agression sexuelle dénoncés par deux jeunes femmes en 2017.
Qui est la jeune femme qui a accusé Juan Branco de viol en 2021 ?
Cette jeune femme que nous appellerons Julie (le prénom a été modifié par nos soins) assure avoir été agressée par le Franco-Espagnol le 27 avril 2021 alors qu'elle était âgée de 20 ans. Aux enquêteurs, cette étudiante a raconté être entrée en contact avec son agresseur présumé via Instagram. Tous les deux ont fini par se rencontrer pour une balade avant de se retrouver le soir-même.
"En confiance", Julie a alors accepté l'invitation sans "aucune arrière-pensée", a-t-elle assurée. Mais, à la fin de la soirée, n'ayant plus de batterie sur son téléphone et sans argent pour prendre un taxi, elle aurait fini par dormir chez son hôte qui lui aurait alors proposé de la Lamaline, un médicament antidouleur comprenant du paracétamol et de la morphine.
C'est alors que Julie décrit un changement brutal d'attitude de la part du médiatique avocat de la cause des Gilets jaunes. "Les choses sont montées crescendo, il me caressait, je le repoussais. Il continuait", a-t-elle confié ajoutant être "épuisée moralement et psychiquement" avant que Juan Branco ne baisse son slip. Julie poursuit : "J’avais peur d’être violentée vu la situation, je préférais être violée sans violences plutôt qu’avec. Je me suis laissée faire". De son côté, Juan Branco assure que la rapport était consenti.




