En première instance, le 16 décembre 2025, la jeune femme de 22 ans avait été condamnée à 2 000 euros d'amende avec sursis ainsi qu'à verser 1 000 euros de dommages et intérêts à la Ligue des droits de l'Homme. En cause : un message haineux publié en février 2024 sur le réseau social X, ciblant le physique et l'origine des familles maghrébines, puis supprimé quelques minutes plus tard. Lors de son procès initial, l'influenceuse avait plaidé la "maladresse" tout en revendiquant une "liberté d'expression totale".
Cependant contre toute attente, alors que la confirmation de la peine semblait être une suite logique face à la gravité des propos, l'audience en appel a pris une tournure inattendue. L'avocat général a relevé une erreur de qualification : le parquet avait initialement poursuivi ces propos comme une injure vis-à-vis d'une personne en particulier, alors qu'ils visaient toute une communauté. En droit pénal, cette erreur de procédure empêche alors toute condamnation : la cour d'appel a donc dû prononcer la relaxe, sans pouvoir sanctionner le fond. Une faille technique vivement déplorée par l'avocate de la partie civile, qui regrette qu'elle permette d'échapper à une sanction pénale pourtant retenue sur le fond.














