Ça démarre mal. L'été dernier, la France a décidé de se doter de son propre comité d'organisation dans le cadre de sa participation à l'élection de Miss Univers. Habituellement, c'est le comité Miss France qui se charge de désigner la représentante française et de l'accompagner jusqu'au concours de beauté international. Seulement, en mai dernier, le comité a annoncé que, "suite aux nombreux dysfonctionnements de l'édition 2025", et pour "rester fidèle à l'identité, aux engagements et aux valeurs du concours Miss France, qui, à ce stade, ne sont plus en adéquation avec l'évolution et les orientations récentes du concours international", l'édition 2026 de Miss Univers serait boycottée.
Et voilà maintenant que c'est désormais au tour du comité Miss Univers France de faire face à un "dysfonctionnement", à quelques semaines de l'élection, organisée le 24 novembre prochain à Porto Rico. À l'origine, Rennedy-Lisa Kubieda figurait parmi les onze candidates présélectionnées. Au terme d'une semaine de préparation dans le sud de la France, trois autres jeunes femmes lui ont finalement été préférées dans la dernière ligne droite de la sélection. Celle qui avait auparavant tenté sa chance, sans succès, à Miss Ile-de-France 2026 a alors fait part de l'expérience mitigée qu'elle a eu avec le comité Miss Univers France.
"Aucune opportunité ne devrait nous coûter notre dignité"
"J'ai essayé de minimiser certaines paroles, en me disant que ce n'était peut-être pas si grave. Mais, avec le recul, je réalise qu'elles m'avaient déjà impactée intérieurement. La diversité ne devrait pas être seulement une image. Ce que j'ai vécu concernait une seule personne au sein de l'organisation", a ainsi raconté Rennedy-Lisa Kubieda, lundi 5 octobre dernier, via son compte Instagram.
Si la parisienne de vingt-trois ans ne le dit jamais explicitement dans sa story, elle semble, en réalité, avoir subi du racisme, elle qui est, pour rappel, originaire de la République du Congo. "Aucune opportunité ne devrait nous coûter notre dignité. Et je peux particulièrement m'adresser aux femmes de couleur. Nous avons notre place. Nous avons le droit de rêver grand, de prendre la parole, de réussir et de briller. Nous n'avons pas à nous excuser d'exister dans des espaces où nous n'avons pas toujours été représentées", a poursuivi Rennedy-Lisa Kubieda.
Face à cette prise de parole, et "afin de préserver l'intégrité et les conditions appropriées de la dernière étape du processus de sélection", le comité Miss Univers France a décidé de reporter l'annonce du nom de la candidate qui représentera le pays au concours de beauté international, une annonce initialement prévue cette semaine.
















