Dans la famille Bouygues, il y a le père Francis, ingénieur et fondateur du groupe Bouygues qui a eu, avec sa femme Monique, quatre enfants : Martin, Corinne, Nicolas et Olivier. Olivier, 75 ans, dont la rentrée est particulièrement agitée. Et pour cause... Le milliardaire et cinq de ses salariés (son régisseur et ses gardes-chasses, N.D.L.R) comparaissent ces 7 et 8 septembre devant le tribunal correctionnel d'Orléans pour la destruction systématique d'espèces protégées.
Que s'est-il passé ? Et bien, tout a commencé par une dénonciation anonyme qui, le 4 juin 2025, a poussé les enquêteurs à aller perquisitionner la propriété du milliardaire de 600 à 750 hectares de Fontenaille, à La Ferté-Saint-Aubin dans le Loiret. Derrière les grilles de l'imposante demeure : l'impensable.
Sur place, gendarmes et agents de l'Office français de la biodiversité (OFB) ont alors découvert un charnier d'oiseaux protégés mais aussi du matériel totalement interdit. Ces derniers ont notamment mis la main sur des pièges à mâchoires, des armes à visée thermique, du poison ou encore une pelleteuse utilisée pour l'enfouissement des cadavres. Enfin, des documents listant les espèces à éliminer et détaillant le "travail" déjà effectué ont été saisis.
Olivier Bouygues : que risque le milliardaire ?
Tout d'abord, il faut savoir que l'ancien directeur général délégué du groupe Bouygues (de 2002 à 2020, N.D.L.R) a nié toute responsabilité directe dans cette affaire. "Il n'y a aucune raison de cautionner quelque chose comme ça. Pour moi, cela n'aurait jamais dû arriver. Nous ne sommes pas au-dessus des lois", s'est-il défendu. Aujourd'hui, les six prévenus encourent jusqu'à sept ans d'emprisonnement et 750 000 euros d'amende.
Au total, une quinzaine d'associations ont décidé de se porter parties civiles face à ce scandale. De son côté, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) s'est félicite de la tenue d'un tel procès. Pour son président Allain Bougrain-Dubourg, il est "symbolique car il illustre une situation totalement inédite", "avec des gens qui sont pétés de thunes qui s'exonèrent du respect de la biodiversité", s'est-il agacé.













