Bruno Pomart ne change pas de version. Quelques jours après sa mise à l'écart de LCI, l'ancien instructeur du RAID est revenu sur la polémique dans Tout beau, tout n9uf, sur W9. Tout est parti d'une intervention dans Week-end sans filtre, le samedi 17 octobre, alors qu'il commentait les violences en marge des manifestations. Sa phrase, comprise comme une référence à des "révolutionnaires d'Allah", avait rapidement circulé sur les réseaux sociaux. Lui assure qu'il cherchait à évoquer des révolutionnaires "à la Che Guevara". Face à Cyril Hanouna et aux chroniqueurs, il a donc tenté d'expliquer comment il en était arrivé à cette formulation.
Sur le plateau, Bruno Pomart a raconté avoir été interpellé après son passage à l'antenne sur les mots qu'il avait employés. Il explique avoir été surpris par ce qu'on lui reprochait et met notamment en avant sa manière de parler. "Je veux bien avoir un accent particulier", fait-il remarquer à Cyril Hanouna, en rappelant que l'animateur le taquine régulièrement à ce sujet. Mais cette défense ne convainc pas tout le monde autour de la table. Gilles Verdez lui assure avoir réécouté plusieurs fois la séquence et maintient avoir entendu les mots à l'origine de la controverse. Bruno Pomart le conteste à plusieurs reprises.
Une formulation qu'il assure avoir accrochée
Invité à préciser ce qu'il souhaitait dire, l'ancien policier revient alors sur la référence à Che Guevara. Il reconnaît avoir buté sur sa phrase, mais nie avoir voulu faire référence à Allah. "J'ai accroché", explique-t-il pour justifier l'enchaînement qui a suscité la polémique. Son argument reste donc le même, les mots entendus ne correspondentraient pas à la formule qu'il cherchait à prononcer. Sur W9, ses interlocuteurs reviennent pourtant sur ce qu'ils ont compris à l'écoute, tandis que lui insiste sur son intention. Les chroniqueurs et Cyril Hanouna comprennent, alors, la formulation qu'il voulait donner en expliquant qu'ils ne l'avaient pas comprises comme ça.
Après cette séquence, LCI avait d'abord publié un communiqué évoquant des propos "qui prêtent à confusion". La chaîne précisait que Bruno Pomart contestait l'interprétation de ses paroles, tout en rappelant que "si ces propos avaient été tenus, ils ne correspondraient en aucun cas aux valeurs de LCI". Mais le 20 octobre, le patron de l'information du groupe TF1, Thierry Thuillier, avait annoncé en interne sa mise à l'écart jusqu'à nouvel ordre, comme l'avait révélé CGTV. Sur W9, Bruno Pomart continue de défendre sa version. Sur LCI, il n'a désormais plus de micro pour le faire.