Personne ne s'attendait à ce que la rentrée littéraire soit aussi agitée... Mais, le roman C'était ça ou mourir (éditions Grasset) a fait des vagues. Et pour cause... Son auteur, Thélyson Orélien, a été accusé d'avoir eu recours à l’intelligence artificielle pour concevoir son ouvrage, l’un des best-sellers de la rentrée en France.
Mais ce n'est pas tout... Par la suite, l'écrivain québécois d’origine haïtienne a aussi été visé par des allégations de plagiat au Canada pour des textes publiés il y a plus de dix ans ! Par exemple, le quotidien québécois La Presse dit avoir constaté qu’une de ses chroniques publiée en 2013 par le journal est dans sa "quasi-totalité" une "traduction légèrement remaniée" d’un article diffusé quelques jours plus tôt par le journal philippin The Philippine Star.
En l'espace de quelques semaines, tout s'est écroulé pour Thélyson Oralien ! Le 25 septembre dernier, son livre a même été retiré de la première sélection du prix Goncourt le poussant à stopper sa tournée promotionnelle et à rentrer au Canada. Alors, a-t-il eu recours à l'IA ? A-t-il plagié certains de ses confrères ? Muré dans le silence depuis plus d'un mois, l'auteur de 38 ans a finalement décidé de se défendre ce 13 octobre.
Thélyson Orélien assure ne pas avoir eu recours à l'IA
Ce 13 octobre, le romancier a transmis une lettre à l'Agence France Presse dans laquelle il est catégorique. "Aucune phrase" de son roman "n'a été créée" par une IA, assure-t-il. "On dit que 'C'était ça ou mourir' a été rédigé par une intelligence artificielle. C'est une calomnie et une hérésie. J'ai eu recours çà et là à des outils pour des recherches [...] Mais aucune phrase de ce livre n'a été créée par une machine", précise Thélyson Orélien dans ce texte, intitulé "Ce roman que j'ai écrit".
"Ce roman, je l'ai écrit moi-même. Il vient de mes blessures et de celles des autres migrants. Cette blessure de l'exil dont on ne guérit pas. Ce roman en est le fruit, c'est le fruit de mon travail, c'est ma création", ajoute-t-il avec certitude. D'ailleurs, l'auteur indique avoir commencé à écrire son roman "à l'automne 2017, sur un coin de table" au Québec et assure avoir "terminé un premier jet de ce texte en 2019".
Enfin, pour ce qui est des accusations de plagiats, Thélyson Orélien reconnaît avoir "commis des erreurs inacceptables" en plagiant des textes d’auteurs reconnus après son arrivée au Canada. "Je le regrette profondément et présente mes excuses sans réserve", conclut-il. Pour rappel : écarté de la première sélection du prix Goncourt, C'était ça ou mourir figure toujours dans la sélection du Renaudot, entre autres.