Ce n'est pas une rentrée comme les autres pour des milliers de lycéens partout en France. Tout a commencé le 17 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil où élèves et professeurs ont voulu dénoncer le manque de moyens, les difficultés de remplacement des enseignants et la dégradation des conditions d'apprentissage. Puis, la mobilisation a pris de l'ampleur et désormais, de nombreux établissement en France sont concernés par les blocus.
Dans ce contexte, il y a une étudiante qui est devenue le porte-voix de celles et ceux qui dénoncent ces blocus. Cette étudiante s'appelle Louise Montangon et vous l'avez sans doute déjà vu sur un plateau TV car quasiment toutes les chaînes l'ont invité. BFM TV, CNews, RMC... Toutes les chaînes veulent lui en effet donner la parole car, il faut bien le dire, la jeune femme de 22 ans ne manque pas d'éloquence.
Responsable du syndicat étudiant l’UNI à Bordeaux et candidate RN aux municipales en mars 2026, Louise a ainsi été invitée par Cyril Hanouna dans Tout beau tout neuf sur W9 ce 12 octobre. L'occasion de confronter ses idées à celles des chroniqueurs mais autant dire qu'entre elle et Gilles Verdez, le courant n'est pas vraiment passé.
"Tout beau tout neuf" : entre Gilles Verdez et Louise Montangon, le ton monde
"Je suis contente d’avoir pu faire passer le message de cette jeunesse de droite souvent invisibilisée", a commencé la militante avant que Gilles Verdez ne saute sur l'occasion. "Mais en quoi cette jeunesse est invisibilisée ? On vous voit autant que d’autres. Et je trouve que, ma chère Louise, vous avez une tendance, je le dis respectueusement, un peu à vous victimiser. Certes, parfois, vous n’avez pas pu aller en cours parce que des étudiants que vous décrivez de gauche ou d’extrême gauche, vous ont empêché de travailler. Mais en fait, la jeunesse de droite a tout à fait le droit à la parole, comme la jeunesse de gauche", a lâché le chroniqueur.
"Gilles, j'ai une question à vous poser : ça fait combien de temps que vous n'avez pas mis les pieds dans une université ?", a alors rétorqué Louise avant de mettre les points sur les "i". "Là, je vous dis juste que moi, j’ai 22 ans, je suis venue porter un message. Je ne suis pas venue pour faire le buzz. Je ne suis pas venue pour débattre avec vous. Ça fait peut-être une semaine que vous travaillez sur mon cas. Moi, je ne vous connais pas. Je sais juste que vous êtes un fervent partisan et défenseur de LFI", s’est-elle agacée.