Laurence Boccolini est en colère et n'a pas hésité à le faire savoir. Chroniqueuse dans le talk-show de Cyril Hanouna, Tout beau, tout neuf depuis le 31 août dernier, Laurence Boccolini était présente autour de la table le mardi 13 octobre. Avec la franchise qu'on lui connait, elle a donné son avis sur les différents sujets et notamment sur la politique.

Alors que l'élection présidentielle est dans moins de six mois, nombreuses sont les personnalités à prendre part au débat et a révéler pour qui elles vont voter ou en tout cas, à qui il faut faire barrage. Les chroniqueurs de Cyril Hanouna ont donc débattu autour de la question : "les stars doivent-elles nous dire pour qui voter ?". Pour Laurence Boccolini, la réponse est non.

"On m'a dit de la fermer" : Laurence Boccolini refuse de dévoiler ses opinions politiques

En direct sur W9, Laurence Boccolini a détaillé son avis sur la question. "C'est une grande prétention pour certains people, d'ailleurs en général, moi je ne me considère pas comme people, mais de gens connus, de donner son avis. On peut donner son avis, on peut s'exprimer mais oser penser que l'on va avoir une influence sur le public ou sur les gens qui votent... Les gens souffrent assez, pour savoir pour qui ils vont voter. Ils n'ont pas besoin de nous", a-t-elle débuté avant d'expliquer pourquoi elle ne souhaitait pas donner son intention de vote.

"C'est pour ça que je ne veux pas m'exprimer, d'abord parce-que mes parents m'ont éduqué en me disant 'il y a un isoloir dans un bureau de vote, ça veut dire que tu n'as pas a donné tes opinions.' Moi, je suis d'une famille d'immigrés italiens, qui a énormément souffert du fascisme, qui a été virée d'Italie par le fascisme, ils sont arrivés en France et mes grands parents avaient une terreur des opinions politiques. On m'a dit de la fermer, c'était peut-être trop mais on m'a dit 'ne donne pas ton opinion politique, tu peux très bien vivre en ayant tes opinions'", a-t-elle raconté.

Elle a poursuivi ensuite en évoquant le public et leurs difficultés. "Je trouve que, dans le public, si je dis 'votez', 'faites barrage', vous croyez que les gens qui sont venus ce soir, vont se dire : 'mais bien sûr, elle a tellement raison, c'est une grande politologue, je l'écoute', mais non. Ils savent très bien ce qu'ils sont en train de vivre, en train d'en chier tous les jours, ils savent très bien pour qui ils vont voter. Ils n'ont pas besoin de nous. Ils n'ont pas besoin d'entendre ça les gens, ils ont besoin d'être divertis, réchauffés, rassurés, entourés, considérés, respectés, aimés. Les messages qu'on reçoit, c'est ça. C'est pas leur donner une leçon de politique depuis un siège, en buvant une tasse de thé, devant un micro. Ils en ont rien à faire", a-t-elle conclu. Une prise de parole forte, partagée par certains de ses camarades autour de la table, qui lui a valu de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux.

Laurence Boccolini répond à "la meute de dingues"

Face à cela, elle a tenu à apporter une "précision" ce vendredi 16 octobre. Laurence Boccolini a publié un message écrit en story, où elle n'a pas manqué de répondre à ses détracteurs. "Pour la meute de dingues qui me traitent de facho et de nazi depuis que j’ai souligné le fait que je trouvais malvenu que des stars étalent leurs opinions politiques en espérant influencer, sachez que ça marche aussi bien pour ceux qui appellent à faire barrage à la droite à la gauche ou au milieu. C’est le PRINCIPE qui m’agace. Sauf qu’il y a peu de stars qui demandent à faire barrage au LFI", a-t-elle débuté.

Par la suite, l'animatrice a, de nouveau, évoqué son histoire familiale. "C’est ma faute ? En quoi ça fait de moi une facho ? Ça vous dérange, c’est ça ? Sauter sur des propos sans vouloir les comprendre ? Ok", a-t-elle poursuivi. "Alors je veux juste ajouter que mon père, qui a 18 ans a été enrôlé de force dans l’armée italienne et qui a été fait prisonnier pour avoir refusé de combattre pour l’armée de Mussolini, alliée de l’Allemagne, se lève de sa tombe et vous dit merde et moi avec !!! J’espère que c’est clair !!!", a-t-elle conclu.