Depuis ce samedi 17 octobre, les mêmes images tournent en boucle sur toutes les chaînes : des voitures calcinées, des magasins pillés, des habitants désarmés... Au lendemain de cette journée inimaginable, l'équipe du 20 Heures de France 2 a proposé à ses téléspectateurs un reportage baptisé Au cœur des violences. Un long-format de quasiment douze minutes qui a laissé certains téléspectateurs sans voix, confrontés à une succession de scènes violentes sans décryptage.
"Le 20h fait la démonstration de sa fascination pour la violence, une obsession", regrette la CGT de France Télévisions dans un communiqué publié ce 20 octobre. "12 minutes d’images de casse jusqu’à la nausée [...] On tourne en rond autour des poubelles en feu, le démontage du mobilier urbain, dans les nuages de gaz lacrymogènes [...] C’est sans fin", "le 20h de France 2 reste au ras du bitume", peut-on lire.
Pour les membres de la CGT, c'est clair, "le 20h week-end a choisi son camp" mais cela "ne représente en aucun cas l’opinion de l’ensemble des journalistes de France Télévisions. Seule une fraction bâtit ce narratif nauséabond", ajoutent-ils. Désolidarisés de "ce JT de désinformation, porte-parole du ministre de l’Intérieur", le syndicat dit désormais attendre "des réponses claires" de la part de sa direction "pour savoir quelles suites il compte donner à ce crash éditorial" même si, pour ces journalistes, c'est certain : "l’équipe du 20h du 18 octobre a failli et doit démissionner".














