La rentrée se fera sans lui. A la tête, jusqu'ici, de la matinale du week-end, Maxime Lledo aurait dû retrouver le public de Sud Radio à la fin de la semaine. L'animateur était même, un temps, pressenti pour reprendre la tranche entre 10 heures et midi du lundi au vendredi.
Jusqu'à un communiqué de la radio, le 3 août dernier, qui fait alors publiquement savoir en une petite ligne "le non-renouvellement" du contrat de Maxime Lledo, après un an et demi de collaboration. Mais d'après notre confrère du Parisien, "son sort était scellé quinze jours avant". "J'ai eu vent dernièrement de situations susceptibles de créer la confusion entre l'exercice de sa mission éditoriale et ses collaborations extérieures avec des responsables politiques", confirmait à demi-mot Patrick Roger, patron de Sud Radio, il y a deux semaines, auprès du journal.
Depuis 2024, Maxime Lledo dirige, en parallèle de sa collaboration avec Sud Radio, la société Instincts, avec laquelle il accompagne artistes, sportifs et politiques dans le développement de leur communication. Pour autant, l'animateur assure qu'il a toujours été "hors de question" de recevoir quelqu'un de sa clientèle dans le cadre de son interview politique pour la radio. "Si on vous dit le contraire, prouvez-le-moi!", lance Maxime Lledo, lui aussi interrogé par Le Parisien, à qui il a, toutefois, refusé de donner le nom des hommes et femmes politiques qu'il conseille.
"C'est évident que l'on me fait payer mon ambition"
Peu importe. Pour Patrick Roger, qui estime que son animateur a systématiquement "botté en touche" lorsqu'il a abordé la question de ce "mélange des genres" avec lui, le mal est fait. "Il y a eu une rupture de confiance. Et si la confiance est rompue, à partir de ce moment-là, on ne peut plus travailler exemple", a confié le patron de Sud Radio, invité, hier, mardi 1er septembre, du Buzz TV. "C'est évident que l'on me fait payer mon ambition", constate, de son côté, Maxime Lledo auprès du Parisien.
L'animateur sera finalement remplacé, à la tête de la matinale du week-end de Sud Radio, par Jean-François Achilli. Pour rappel, le journaliste politique avait été licencié, en avril 2024, par Radio France pour "faute grave" et pour "manquements répétés aux obligations déontologiques". La raison? Le Monde avait révélé, peu de temps auparavant, qu'il avait aidé le président du RN, Jordan Bardella, à rédiger son autobiographie, sans en informer, a minima, au préalable, son employeur.













