La polémique enfle, les ventes aussi. C’était ça ou mourir, de Thélyson Orélien, s’est hissé en tête des ventes de romans en France sur la semaine du 21 au 27 septembre. L’écrivain québéco-haïtien est accusé d’avoir utilisé l’intelligence artificielle pour écrire son livre. Il le dément.

Selon les données NielsenIQ BookData/Livres Hebdo relayées par l’AFP, 18.254 exemplaires physiques ont été vendus durant cette période, contre 12.506 la semaine précédente. Une hausse d’environ 46%, qui place également le livre au quatrième rang du classement général.

Le succès dépasse désormais cette seule semaine. D’après les chiffres de GfK rapportés par Le Parisien, le roman totalise 64.966 exemplaires écoulés en six semaines. Paru chez Grasset le 19 août, il devance plusieurs auteurs bien installés dans les librairies françaises.

Un succès déjà engagé avant les accusations

Les accusations ont émergé le 21 septembre, quelques heures après l’attribution du prix du roman Fnac à Thélyson Orélien. Son récit, consacré au parcours d’un migrant entre Haïti et le Québec, bénéficiait toutefois déjà d’une progression de ses ventes. Difficile, donc, de déterminer quelle part de cette hausse revient à la polémique plutôt qu’au prix ou à l’engouement précédent. Ce qui est évident c'est l'existence d'une réelle curiosité autour de ce livre.

L’affaire a néanmoins bouleversé la rentrée de l’écrivain. Son roman a été écarté de la sélection du Goncourt et il a interrompu sa tournée française pour rentrer au Canada. Les accusations restent contestées par l’auteur, mais elles n’ont, pour l’heure, pas détourné les lecteurs de son livre.