La crise aura finalement eu raison de son édito. Charles Sapin ne prendra plus la parole chaque dimanche matin sur France Inter pour sa chronique politique de deux minutes trente. Le journaliste, arrivé sur l’antenne le 30 août, a annoncé lui-même la nouvelle ce samedi 19 septembre dans un long texte publié sur X.
"La direction de France Inter vient de m’annoncer la suppression de mon édito hebdomadaire sur ses antennes", écrit le directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles. Jusqu’ici il est resté silencieux face à la polémique, mais aujourd'hui il a décidé de répondre longuement à ses détracteurs.
Une prise de parole qui intervient après près de trois semaines de bras de fer entre la direction et l'intersyndicale de Radio France soutenu par 300 personnalités dans une tribune du Parisien.
Un débat à la place de l'édito
Face à la contestation, la direction de France Inter avait tenté de trouver une porte de sortie. Selon Libération Céline Pigalle a alors proposé de supprimer l’édito politique de Charles Sapin dans sa forme actuelle, tout en maintenant le journaliste à l’antenne. À la place, un débat contradictoire avec une autre personnalité devait lui être proposé. Une solution qui n’a finalement pas convaincu le principal intéressé. Dans son long message publié ce samedi, Charles Sapin annonce refuser cette nouvelle formule.
"Pour éviter toute propagation du "conservatovirus", il m’a été proposé un débat en lieu et place de mon éditorial du dimanche matin", écrit-il. Le journaliste estime que cette proposition participe à la "mécanique de disqualification" qu’il dénonce depuis le début de la polémique. "Cette mécanique de disqualification nourrit précisément la polarisation que ses promoteurs prétendent déplorer. Vous comprendrez que ce cercle vicieux-là, je refuse d’y entrer", poursuit-il.













