On le sait depuis plusieurs années, la presse papier est en grande souffrance. Et ces derniers mois, tout semble s'accélérer et de plus en plus de groupes de presse locaux sont touchés. Les ventes du papier sont en déclin au même titre que les revenus publicitaires.

Actuellement, c'est au tour de Ouest-France d'en faire les frais. Alors même qu'il est numéro un des ventes avec une moyenne de 600 000 exemplaires vendus en moyenne par jour au cours de l'année, 156 postes dont 116 au sein des rédactions vont être supprimés dans les prochaines semaines à appris l'AFP d'une source syndicale, ce mercredi 23 septembre.

Ouest-France : les contours du plan d'économies

Cette même source indique cependant qu'il n'y aura aucun licenciement. Uniquement des départs volontaires de CDD et des départs à la retraite qui ne seront pas remplacés. Jeudi dernier, un comité social et économique a eu lieu, dans lequel un plan d'économies a été présenté. Et une procédure d'information-consultation est depuis encore et ce jusqu'au 17 novembre.

Ce plan d'économies intervient alors que Ouest-France est en déficit financier depuis 5 ans. En 2025, le quotidien a perdu 8,9 millions d'euros. Un chiffre colossal pour le journal qui couvre notamment la région de la Bretagne et de la Normandie ainsi que le Pays de la Loire. Pour redresser la barre et parvenir à l'équilibre financier d'ici 2028, le plan est basé sur le fait de réduire la masse salariale de 10% afin de réduire les charges salariales à hauteur de 15 millions d'euros. Mais avec des méthodes qui inquiètent les salariés...

La direction veut "protéger les emplois permanents"


Pour atteindre cet objectif, le projet est nommé "Efficience 2", dans lequel est prévu des réorganisations pour gagner en efficacité mais aussi l'utilisation de l'intelligence artificielle. De nombreux syndicats ont dénoncé "un plan social inacceptable qui ne dit pas son nom" et craignent une dégradation des conditions de travail avec la "disparition programmée de plus de 20 % des secrétaires de rédaction et de plus d’un tiers des assistants de rédaction."

De son côté, la direction de Ouest-France se montre rassurante et a promis de faire au mieux pour "protéger les emplois permanents."