En lice pour le prix Goncourt 2026, Thélyson Orélien était l'attraction de la rentrée littéraire avec son roman intitulé C’était ça ou mourir. Alors que l'auteur était en pleine tournée de promotion en France, il est finalement rentré précipitamment au Canada lorsqu'il a été accusé d'avoir eu recours à une intelligence artificielle pour écrire cet ouvrage.
Cela n'a tout de même pas empêché le public de s'arracher son livre, étant donné qu'il a été vendu à plus de 65 000 exemplaires. Cependant, il s'avère les accusations visant Thélyson Orélien étaient bien fondées. Dans un communiqué transmis au Figaro le mercredi 21 octobre 2026, les éditions du Boréal ont révélé que le romancier avait bien écrit cet ouvrage avec l'aide d'une intelligence artificielle.
"L’auteur nous avait assurés, à plusieurs reprises, ne jamais y avoir eu recours pour la création de son roman", a tout d'abord rappelé la maison d'édition, avant d'indiquer que de "nouveaux éléments, confirmés au cours des derniers jours", attestent de l'emploi d'une IA dans la rédaction du livre de Thélyson Orélien.
Thélyson Orélien : sa maison d'édition ne "publiera pas d’autres livres" du romancier
"Nous avons rassemblé l’ensemble des versions de travail du roman et commandé une analyse externe approfondie. Les résultats obtenus cette semaine ont révélé des traces de balises d’IA dans les métadonnées de certains documents", ont ainsi souligné les éditions du Boréal. Par conséquent, l'éditeur a annoncé qu'il "ne réimprimera pas le roman".
De plus, la maison d'édition Thélyson Orélien a précisé qu'elle ne "publiera pas d’autres livres" du romancier, actant ainsi la fin de leur collaboration. L'auteur avait pourtant déjà signé un contrat pour un deuxième livre avec les éditions du Boréal, comme l'ont rapporté nos confrères. "Au-delà du livre et de la polémique, il y a avant tout un être humain", a tou de même tenu à rappeler le désormais ex-éditeur du romancier.
"Nous invitons chacun à la retenue afin que cessent les attaques personnelles à son égard. Nos pensées vont aussi aux lecteurs, aux libraires et aux jurys qui ont aimé ce roman. Nous l’avons choisi parce qu’il nous a profondément émus, bien avant les succès en librairie et les prix. Nous comprenons la déception de certains, et nous la partageons", ont finalement conclu les éditions du Boréal.