Ce fut une rentrée mouvementée pour la station France Inter. En cause : l'arrivée de Charles Sapin, à la tête de l'édito politique de 7h40 le dimanche. Dans le même temps, le journaliste est devenu, à l'été 2026, le directeur adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles. Une nouvelle recrue qui a provoqué la colère des journalistes et syndicats de Radio France.
Ces derniers ont mis en avant les valeurs du service public estimant qu'elles étaient bien loin de celles de Valeurs Actuelles, orientées à l'extrême droite. De son côté, la direction de la station a évoqué une volonté de "pluralisme à l'antenne."
La colère est devenue un véritablement mouvement social puisqu'il y a eu deux journées de grève au sein de France Inter, France Culture, ICI et France Info les 13 et 14 septembre. Face à cette situation, la direction a tenté de calmer le jeu.
La direction a proposé une alternative
Le 19 septembre, la direction de France Inter a tenté un compromis. Charles Sapin ne serait plus à la tête d'un édito politique et la séquence prévue deviendrait alors un débat contradictoire. Ce qu'a refusé le journaliste, comme il l'a expliqué dans un long message publié sur son compte X.
"Pour éviter toute propagation du « conservatovirus », il m’a été proposé un débat en lieu et place de mon éditorial du dimanche matin. Il serait plus prudent d’évacuer l’aile Sud de la maison de la radio 30 minutes avant mon arrivée dans les locaux. De m’imposer la robe de bure et la crécelle à l’antenne. Cette mécanique de disqualification nourrit précisément la polarisation que ses promoteurs prétendent déplorer. Vous comprendrez que ce cercle vicieux-là, je refuse d’y entrer.", a-t-il écrit, prenant la parole pour la première fois face à cette situation.













