A-t-il, sans le vouloir, remis de l'huile sur le feu? Lundi 2 novembre, le grand reporter de BFMTV, Igor Sahiri, était l'invité de Yann Barthès dans Quotidien sur TMC. L'occasion notamment d'évoquer la crise que traverse actuellement la chaîne d'infos en continu, entre le recrutement de Sonia Mabrouk qui ne passe toujours pas depuis la rentrée, et des accusations de racisme à l'encontre de la chaîne relayées en manifestation.
Au sujet de l'ancien visage phare de CNews, Igor Sahiri en a alors surpris plus d'un en ne montant pas particulièrement au créneau pour défendre sa nouvelle collègue. "Il y a, effectivement, des journalistes de la rédaction qui se posent la question de savoir si on a bien fait de faire venir Sonia Mabrouk. Bon, il se trouve qu'elle a un passé, qui est ce qu'il est. Aujourd'hui, elle est chez nous. On l'a encore rencontré tout à l'heure parce qu'il y a beaucoup de discussions, en ce moment, au sein de la rédaction. La direction tente de nous écouter et de nous comprendre parce que, encore une fois, il y a un malaise", avait expliqué le grand reporter, rapportant ensuite les chiffres donnés par Sonia Mabrouk, qui estime que, depuis la rentrée, ses plateaux d'invités sont équilibrés en termes de couleur politique dans son émission 100% Mabrouk, diffusée chaque soir sur BFMTV.
Des propos qui ne passent pas du tout auprès de la principale intéressée. D'après les informations de CGTV, la recrue de BFMTV refuse, depuis, d'adresser la parole à Igor Sahiri. Sonia Mabrouk est même allée jusqu'à exprimer son mécontentement auprès de sa hiérarchie lors d'un rendez-vous, mercredi 4 novembre. "C'est lui ou moi", a-t-elle fait savoir à sa direction, à qui elle demande de prendre des sanctions à l'encontre du grand reporter. De son côté, ce dernier refuse catégoriquement de s'excuser, comme le lui a demandé sa hiérarchie.
Igor Sahiri a, néanmoins, tenté de calmer le jeu publiquement hier, jeudi 5 novembre, par l'intermédiaire du Figaro. Auprès du média, le journaliste qui travaille pour BFMTV depuis 2012 assure être allé dans Quotidien "en tant que grand reporter", "pour expliquer combien notre travail sur le terrain est difficile en ce moment et que nous n'acceptons pas d'être traités de chaîne raciste car ces accusations nous mettent en danger". Avant d'ajouter: "Mes propos concernant Sonia Mabrouk ont été mal interprétés. Elle ne cristallise pas la haine au sein de BFMTV mais chez ceux qui nous attaquent. À aucun moment, je n'ai souhaité son départ, ni jugé son travail".
Cela sera t-il suffisant pour rétablir le dialogue entre Sonia Mabrouk et Igor Sahiri? Une chose est sûre: ce dernier peut compter sur le soutien de la société des journalistes de BFMTV.