Jordan Bardella contre-attaque. Dans une déclaration intitulée "Non, tout n'est pas permis", le président du Rassemblement national dénonce les accusations formulées à son encontre par Mediapart, qu'il inscrit dans une succession d'attaques politiques et médiatiques. "Salissez, salissez, il en restera toujours quelque chose", écrit-il en ouverture, avant de revenir sur les critiques dont il affirme faire l'objet depuis plusieurs années. Il reproche à ses détracteurs de s'être d'abord attaqués à sa personnalité et à ses origines sociales, puis d'avoir tenté de l'associer à des affaires judiciaires, avant de s'intéresser à sa vie privée. Pour Jordan Bardella, la dernière enquête de Mediapart constitue une nouvelle étape dans cette série de mises en cause.
Le responsable politique s'interroge également sur les motivations du média. Il estime que certains journalistes dépassent leur rôle d'information pour participer au combat politique et considère que la publication de cette enquête n'est pas étrangère à la préparation de l'élection présidentielle de 2027. Selon lui, Mediapart aurait initialement pu envisager de le viser en tant que candidat potentiel si Marine Le Pen avait été empêchée de se présenter. Il souligne que l'enquête a été préparée pendant plusieurs mois et estime que ses auteurs ont finalement choisi de s'attaquer à l'un des deux responsables qui incarnent aujourd'hui la direction du Rassemblement national.
"C'est mon intégrité morale et intellectuelle qu'ils mettent en cause"
C'est principalement l'accusation d'antisémitisme que Jordan Bardella entend combattre. Dans son texte, il affirme que certaines accusations franchissent des limites auxquelles il refuse de se résigner, même lorsqu'elles s'inscrivent dans les affrontements habituels de la vie politique. "Je ne fais pas de politique avec un masque", assure-t-il, avant de rappeler que ses convictions sont celles qu'il exprime publiquement depuis son entrée en politique. Il évoque notamment sa rencontre avec une mère de famille franco-israélienne dont le mari et l'un des fils ont été assassinés lors des attaques du Hamas du 7 octobre 2023, ainsi que sa participation, en 2025, à une conférence internationale consacrée à la lutte contre l'antisémitisme à Jérusalem.
Jordan Bardella présente également la protection des Français de confession juive comme l'un de ses engagements politiques fondamentaux. Il invoque notamment le départ de familles juives de Seine-Saint-Denis, qu'il attribue à la progression de l'islamisme, pour expliquer les positions qu'il défend. Il rejette ainsi catégoriquement les accusations portées contre lui et affirme ne pas vouloir laisser planer le moindre doute sur ses convictions. "Je ne supporte pas cet affront", écrit-il, avant d'assurer qu'il accepte les règles du débat politique et médiatique, mais refuse ce qu'il décrit comme des campagnes destinées à provoquer son élimination politique.
"L'accusation la plus ignoble qui m'ait jamais visé"
Face à ce qu'il considère comme une atteinte particulièrement grave à sa réputation, Jordan Bardella affirme avoir décidé de répondre afin de défendre sa probité et de contester les conclusions de l'enquête. Il estime que cette affaire renforcera la conviction d'une partie des Français selon laquelle le Rassemblement national ferait l'objet d'un traitement médiatique injuste. Sa déclaration se termine par une formule adressée au public : "Les Français seront juges". Le texte ne précise cependant ni si une plainte a déjà été déposée, ni sur quel fondement juridique elle serait engagée. La suite au prochain épisode.













