Bernard d'Ormale ne décolère pas. Le dernier mari de Brigitte Bardot s'oppose à la vente aux enchères de plusieurs centaines d'objets personnels de l'actrice. Elle est organisée ce lundi 21 septembre à l'Hôtel Drouot, à Paris par la Fondation Brigitte Bardot. Une vente qu'il qualifie de "scandaleuse" auprès de l'AFP.
Et ce sont surtout les objets concernés qui le dérangent. Au total ce sont 285 lots qui doivent être dispersés, parmi lesquels des chapeaux, des lunettes, des bijoux, des vêtements mais aussi des objets de toilette ou encore une guitare flamenco. Autant de souvenirs provenant notamment des propriétés de Brigitte Bardot à Saint-Tropez et de son ancien appartement parisien.
Pour Bernard d’Ormale, certains objets n’auraient tout simplement jamais dû se retrouver aux enchères. “Ce sont des objets intimes. Et pourquoi organiser cette vente, pour les animaux ? C’est une blague”, a-t-il dénoncé à l’AFP, ce samedi 19 septembre.
L'ancien président de la Fondation Brigitte Bardot va même plus loin. Selon lui, d'autres solutions auraient pu être trouvées pour financer la cause animale sans se séparer de ces souvenirs. Il dénonce ainsi "un non-respect de la mémoire de Brigitte".
"Vous croyez qu'on me demande mon avis ?"
Bernard d'Ormale assure surtout ne pas avoir réellement eu son mot à dire. Pendant des années, ces objets ont fait partie du quotidien de Brigitte Bardot. Les voir aujourd'hui partir aux enchères passe donc mal. "Vous croyez qu'on me demande mon avis ?", s'agace-t-il auprès de l'AFP.
Pour lui, Brigitte Bardot n'aurait d'ailleurs jamais accepté de voir ses affaires ainsi dispersées. Son mari aurait préféré les conserver, avec notamment l'idée de pouvoir un jour ouvrir la Madrague au public.
Mais du côté de la Fondation Brigitte Bardot, la version n'est pas tout à fait la même. Un porte-parole rappelle que cette vente a été votée en juin par le conseil d'administration. Bernard d'Ormale en faisait partie et en était même encore le président. Lui de son côté assuré qu'il n'avait pas compris que des objets aussi personnels seraient concernés par cette vente.
Un désaccord qui arrive dans une période de changement pour la fondation. Mercredi, Bernard d'Ormale a quitté sa présidence, quelques mois après la disparition de Brigitte Bardot. Max Guazzini lui a succédé, tandis que le mari de l'actrice reste administrateur de la structure.
Malgré cette opposition, la vente aura bien lieu ce lundi 21 septembre à Drouot. Les recettes de la vente seront reversées à la Fondation Brigitte Bardot et à Nicolas-Jacques Charrier, le fils unique de l’actrice.