Nouveau développement judiciaire pour Ritchy Thibault. L'ancien collaborateur parlementaire de la députée LFI Ersilia Soudais a été placé en détention provisoire, a annoncé son avocat, Me Henri Braun. Cette décision intervient deux jours après son interpellation, jeudi 1er octobre, à Saint-Denis, en marge du mouvement de blocage des lycées. Au moment de son arrestation, le militant se trouvait déjà sous contrôle judiciaire, selon les informations publiées par Europe 1.
Son interpellation avait été particulièrement remarquée sur les réseaux sociaux. Quelques heures auparavant, Ritchy Thibault avait été filmé devant des lycéens et étudiants mobilisés à Saint-Denis. Dans une séquence largement relayée, il avait notamment lancé : "On va former des barricades" et "On va mettre le feu à l'Élysée", tout en évoquant une prochaine mobilisation qui serait, selon lui, "mille fois pire que les Gilets jaunes".
Son avocat avait dénoncé les conditions de son interpellation
Dès jeudi, Me Henri Braun avait vivement réagi aux conditions dans lesquelles son client avait été interpellé. Dans un message publié sur X, l'avocat affirmait que Ritchy Thibault avait été embarqué à Saint-Denis par trois hommes sans signe distinctif, avant d'indiquer qu'il semblait avoir été conduit dans les locaux de la police judiciaire, porte de Clichy. Il dénonçait alors des "méthodes dignes d'un État policier qui veut museler les opposants".
Cette interpellation intervenait dans un contexte judiciaire déjà particulièrement chargé pour l'ancien collaborateur parlementaire. Europe 1 indiquait jeudi qu'il était sous contrôle judiciaire et que celui-ci lui interdisait notamment de participer à des manifestations. Ritchy Thibault est par ailleurs poursuivi dans une autre procédure pour des propos adressés à Emmanuel Macron lors du Salon de l'agriculture en février 2024. Son procès s'est récemment tenu devant le tribunal correctionnel de Paris et le délibéré doit être rendu le 6 octobre.
Ancien collaborateur parlementaire d'Ersilia Soudais
Ritchy Thibault avait travaillé comme collaborateur parlementaire de la députée LFI Ersilia Soudais avant que leurs chemins ne se séparent en 2025. Son profil avait alors suscité de nombreuses controverses en raison de plusieurs déclarations radicales. Le Monde rapportait notamment ses appels à constituer des "brigades d'autodéfense populaire" et à une "intifada dans les rues de Paris". Le quotidien indiquait en mai 2025 qu'il n'avait alors jamais été condamné, tout en faisant l'objet d'une procédure judiciaire.
Son placement en détention provisoire constitue désormais une nouvelle étape judiciaire après son interpellation de jeudi. Cette mesure ne constitue pas une condamnation et Ritchy Thibault demeure présumé innocent des faits qui lui sont reprochés. Son avocat, Henri Braun, a annoncé qu'il allait demander le renvoi de l'audience prévue lundi à 13h afin de pouvoir mieux préparer sa défense. Un report qui pourrait toutefois conduire Ritchy Thibault à rester plusieurs semaines à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis.













