C'était l'évènement sportif du week-end en France. Ce dimanche 26 octobre, le Stade de France a accueilli son premier match de NFL opposant les Steelers de Pittsburgh aux Saints de La Nouvelle-Orléans. Match remporté par les Steelers 16 à 10. À cette occasion, la chanteuse canadienne Nina Tonji a interprété la Marseillaise quelques minutes avant la rencontre. Malheureusement, sa performance n'a pas fait que des heureux.
Mais alors, que s'est-il passé ? Et bien, l'artiste de 24 ans a modifié les paroles de l'hymne écrit en 1792 par Rouget de Lisle. Ainsi, au lieu de dire "qu'un sang impur abreuve nos sillons", cette dernière a dit : "qu'un sang uni abreuve nos sillons". Pour rappel, ce sang "impur" fait initialement référence à celui des ennemis de la Révolution.
Pourquoi donc un tel changement ? Quel message a-t-elle voulu faire passer ? Qu'importe ! Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux à être montés au créneau évoquant un "manque de respect" et même "une honte".
"Marseillaise massacrée" : les internautes très énervé contre Nina Tonji
Depuis son interprétation de la Marseillaise, au Stade de France ce 25 octobre, Nina Tonji a republié sa prestation à plusieurs reprises, sur Instagram notamment. L'occasion pour certains internautes de dire ce qu'ils ont pensé de SA Marseillaise. "Comment ça on change les paroles ??", s'est agacé l'un d'eux. "Pire Marseillaise de l'histoire", s'est indigné un autre.
Et ça ne s'est pas arrêté là car les commentaires se comptent désormais par dizaines. "Pour une première , c’est HONTEUX. La Marseillaise, c'est notre hymne national ! On t'a demandé de la chanter, pas de la réécrire !", "Non ça n'est pas la Marseillaise. On ne change pas les paroles d'un hymne", "Changer les paroles c'est un outrage", a-t-on pu lire également.
En effet, certains en ont profité pour rappeler aussi que "l’article 433-5-1 du Code pénal prévoit une amende de 7 500 € pour l’outrage public à l’hymne national lors d’une manifestation organisée ou réglementée par les autorités publiques. En cas d’infraction commise en réunion, une peine de six mois d’emprisonnement peut également s’appliquer".
À l'heure où nous écrivons ces lignes, Nina Tonji n'a pas encore réagi à la polémique.