La République est définitivement en marche. Hier, mardi 6 octobre, Darius Rochebin animait une soirée spéciale sur LCI, baptisée Vous avez la parole. L'occasion d'essayer de prendre un peu de recul sur la grande manifestation du jour, la poursuite des blocus de lycées et d'universités, mais aussi les revendications des étudiantes et des étudiants.
Pour ce faire, la chaîne d'infos en continu du groupe TF1 avait invité Gabriel Attal. En tant qu'ancien secrétaire d'état à la jeunesse (2018-2020), ancien ministre de l'Education Nationale (2023-2024), ancien premier ministre d'Emmanuel Macron (janvier - septembre 2024), et désormais candidat à l'élection présidentielle dans quelques mois, l'homme politique avait, sur le papier, de quoi dire sur le sujet, du moins un bilan à défendre. À défendre auprès du public de LCI, mais en premier lieu auprès de jeunes venus en plateau pour exposer leur vision des choses et débattre avec lui.
"Votre bilan, il est désastreux"
Et le moindre que l'on puisse dire, c'est qu'en la matière, Gabriel Attal a été servi. En effet, au cours de la soirée, intervient notamment une certaine Louise, présentée par Darius Rochebin comme "étudiante en master, responsable de la section de Bordeaux du syndicat étudiant UNI (Union Nationale Interuniversitaire) et adhérente au Rassemblement National". Et très vite, Louise n'hésite pas à mettre les pieds dans le plat. "Votre bilan, il est désastreux. Je suis désolée de vous le dire, je suis honnête. Des milliers de jeunes le pensent", lui lance t-elle, droit dans les yeux. "Et ça ne sert à rien de me regarder avec un petit sourire, votre bilan, il est désastreux", s'interrompt-elle un instant.
Avant de poursuivre: "On peut parler du classement PISA, de la chute du niveau scolaire, en français et en maths, de la montée de la violence des étudiants envers leurs professeurs. Vous êtes dans le 'Pas de vague'. Vous êtes le visage du laxisme. Vous avez dit: 'Tu casses, tu répares. Tu défies l’autorité, on t’apprend à la respecter'. C’est faux! Aujourd’hui, nous avons des milliers de lycéens qui n’ont aucun cadre, aucune hiérarchie, qui ne respectent rien".














