Cette fois, la polémique autour de l’intelligence artificielle touche Le Casse du siècle. Dans une vidéo, le philosophe Vincent Cespedes affirme avoir testé un extrait du livre de Sarah Knafo à l’aide d’un outil de détection d’IA. Il s’appuie sur le résultat obtenu pour mettre en doute la manière dont l’ouvrage a été écrit. Mais la réponse de son éditeur porte sur un point préalable : le texte analysé vient-il réellement du livre ?
Pour les éditions Fayard, la réponse est non. Dans un message publié dimanche 27 septembre sur X, la maison affirme que le passage présenté par Vincent Cespedes ne figure "nulle part dans l’ouvrage". Elle estime donc que "la démonstration porte donc sur un texte que Sarah Knafo n'a jamais écrit".
Une vidéo depuis supprimée
La publication a depuis disparu du compte X du philosophe. Dans une réponse, Vincent Cespedes reconnaît s’être trompé : "En effet, et je m’en excuse platement." Il annonce vouloir renouveler ses excuses lors d’un direct. Ce retour sur ses propos change le sens de la polémique. Le résultat affiché par le détecteur ne peut rien démontrer sur le livre si le passage testé n’en provient pas.
Sarah Knafo a également réagi sur X. Elle accuse Vincent Cespedes d’avoir testé un passage absent de son livre avant de le lui attribuer : "Il a produit un faux texte. Il a interrogé un détecteur IA sur son faux texte." L’eurodéputée rappelle que la vidéo "a été vue 200 000 fois" avant sa suppression. Elle estime qu’il a "manifestement commis un délit". Sarah Knafo termine son message d’un bref "Au suivant !"
Depuis le début de la polémique autour du roman de Thélyson Orélien, Vincent Cespedes publie plusieurs vidéos dans lesquelles il soumet des textes à Pangram. Il a notamment testé des passages de C’était ça ou mourir, mais aussi La Rosa Perdida de Christopher Laquieze.