On peut dire que le lancement ne se déroule pas sous les meilleurs auspices. Mercredi 4 novembre prochain, Gulli proposera les deux premiers épisodes inédits de Dragon Ball Daima, spin off de la célèbre franchise japonaise du même nom. Une série d'animation doublement attendue dans la mesure où elle marque le quarantième anniversaire de Dragon Ball, mais aussi qu'il s'agit de l'un des derniers projets de son créateur Akira Toriyama, décédé en mars 2024.
Il y a quelques jours, une première bande-annonce a ainsi été diffusée par Gulli. L'occasion pour le public de découvrir que les voix françaises historiques des personnages... ne sont plus les mêmes. "Nous sommes abasourdis, nous sommes sans voix!", a, depuis, réagi Brigitte Lecordier, célèbre doubleuse de Goku en France depuis 1988.
Dans une vidéo publiée hier, lundi 26 octobre, sur le réseau social X (anciennement Twitter), la comédienne, accompagnée de Philippe Ariotti, Patrick Borg, Céline Monsarrat et Mark Lesser, qui prêtent également leur voix de longue date à la VF de Dragon Ball, assure avoir "remué ciel et terre" mais que, "au vu de la sortie imminente de ce nouvel opus, et n'ayant toujours pas de nouvelles, ni de convocations pour des enregistrements", l'équipe "s'interroge sérieusement" quant à sa "participation à la version française".
"Si cela se faisait sans nous, ce ne serait aucunement pour des raisons financières, ce serait une décision qui nous serait imposée", affirme Céline Monsarrat. "Pour l'anniversaire des quarante ans de 'Dragon Ball', nous nous faisions une joie de réaliser la VF du nouveau volet de cette série, qui vous a fait et nous a fait grandir", regrettent plusieurs autres doubleurs à l'unisson, qui appellent les fans de Dragon Ball à faire part de leur mécontentement vis-à-vis de cette décision en repartageant leur vidéo sur les réseaux sociaux.
Ce que ne dit pas Philippe Ariotti dans cette dernière, c'est que l'équipe a bien été approchée par Toei Animation, le studio d'animation japonais derrière Dragon Ball Daima. Interrogé à ce sujet, en avril dernier, à l'occasion du Manga Aix'po, un salon dédié à la culture nipponne à Aix-en-Provence, le doubleur avait expliqué avoir refusé de signer le contrat au vu des conditions imposées.