L'ex-Sage du CSA, devenu Arcom, de nouveau épinglée par ce dernier. Le 26 janvier dernier, Christine Kelly était de retour, à la mi-journée, sur Europe 1 avec un nouveau numéro de Christine Kelly et vous.
Ce jour-là, il était notamment question d'une affaire de viol d'une personne âgée à Nice, affaire dans laquelle le principal suspect était un ressortissant tunisien sous le coup d'une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français). L'occasion pour la présentatrice de rappeler plusieurs affaires similaires dans lesquelles avaient été impliquées, de manière supposée ou avérée, des personnes étrangères en situation irrégulière, mais aussi de débattre, plus largement, de la politique migratoire du gouvernement.
"Rappelons, comme le disait le ministre de la justice hier soir, qu'il y a entre 600 000 et 800 000 immigrés en situation irrégulière en France. 'C'est énorme', a-t-il déclaré. Il a dit vouloir instaurer des quotas migratoires et suspendre l'immigration pendant deux ou trois ans", commente, à un moment, Christine Kelly, après avoir échangé avec une auditrice.
La présentatrice poursuit ensuite avec un raccourci hasardeux. "On ne dit pas que tous les migrants sont des violeurs mais, beaucoup le sont, comme les chiffres le révèlent", tient à préciser Christine Kelly, avant de donner la parole à une nouvelle auditrice.
Des propos que le gendarme de l'audiovisuel a décidé de condamner, ce mercredi 21 octobre, en mettant en demeure Europe 1. "Les propos qui assimilent la présence en France de ce groupe de personnes à un facteur majeur de risque pour la sécurité publique sont de nature à inciter à la haine et à encourager des comportements discriminatoires à leur égard en raison de leur origine ou de leur nationalité", juge l'Arcom, dans une décision partagée ce lundi 26 octobre. Le gendarme de l'audiovisuel déplore, par ailleurs, qu"aucune personne présente à l'antenne n'ait nuancé ou contredit ces propos".
En janvier 2024, c'était, cette fois, CNews, autre média du groupe Bolloré pour lequel Christine Kelly officie, qui s'était vu sanctionner à cause de la présentatrice. L'Arcom avait alors été plus dure, condamnant la chaîne d'informations en continu à verser 50 000 euros pour manquement à son "obligation d'honnêteté et de rigueur dans la présentation et le traitement de l'information". En cause: une séquence de Face à l'info datant de septembre 2022, au cours de laquelle Christine Kelly avait assuré que la France se classait derrière le Mexique en matière d'insécurité, citant, pour ce faire, une source peu fiable.