Depuis une semaine, la France est marquée par une vague de manifestations et blocus des lycéens. Et situation très couverte et relayée par tous les médias. Apolline de Malherbe, journaliste de BFM TV, n'hésite pas à pousser des coups de gueules à l'antenne concernant les messages de certains lycéens contre les médias.

Déjà ce lundi, la journaliste n'a pas manqué de réagir face à une pancarte "les médias = diffamation. "Ces panneaux sont là pour nous insulter. Je trouve ça assez inouï" a-t-elle notamment déclaré. Mais le bras de fer ne s'arrête pas là, puisque ça a continué ce mercredi 7 octobre.

"Un petit jeu désormais" : Apolline de Malherbe ne cache pas son agacement

Alors que les journalistes de BFMTV couvre un des blocages en cours au lycée Victor Hugo à Paris, une pancarte d'insultes adressée directement à la chaîne cette fois-ci, est montrée. "NIK BFM DÉSINFORMATION", peut-on lire en direct. Ce qui n'a pas manqué de faire réagir une nouvelle fois Apolline de Malherbe.

"Je trouve cette situation de plus en plus gonflée, c'est assez extraordinaire. C'est un petit jeu désormais de la part des lycéens, d'utiliser nos caméras donc les médias, donc finalement ils trouvent que les médias, c'est formidable. Et BFM, en particulier, pour pouvoir faire passer des messages contre les médias. Je trouve ça quand même sacrément gonflé et en même temps, c'est un très bel hommage qu'ils rendent aux médias et à l'efficacité des médias pour pouvoir justement, rendre compte de ce qu'il se passe sur le terrain. Je ne saurais donc que les remercier en quelque sorte de ce type de message. On reviendra évidemment sur le terrain quand les étudiants nous permettrons de parler des étudiants et pas de parler des médias, puisque là, évidemment, c'est dommage, on était en train de parler de leurs revendications et ils font passer des messages sur les médias. À croire qu'ils ne veulent pas qu'on parle de leurs revendications", a-t-elle déclaré en direct ce matin aux alentours de 9h.

Par la suite, dans le reste de la matinée, les caméras de BFMTV ont continué de couvrir les différents blocus. Notamment celui de Sciences-Po dans le 7ème arrondissements de Paris, où les étudiants soutiennent les lycéens. Un mouvement qui se déroulait calmement, nombreux étudiants bloquant l'entrée en étant simplement assis devant, dans la rue. En plateau, les équipes ont également évoqué l'annonce de Laurent Nunez concernant la suspension de l'utilisation des grenades assourdissantes dans le cadre du mouvement, après le drame survenu hier où un lycéen a eu la main arrachée.