Présentatrice de la matinale de RMC, Apolline de Malherbe assure également une interview politique quotidienne diffusée simultanément sur RMC et BFM TV à 8h30, avant d'enchaîner avec sa dernière émission de la matinée baptisée Apolline de 9 à 10 sur BFM TV. C'est justement dans le cadre de ce programme que la journaliste a poussé un coup de gueule en direct le lundi 5 octobre 2026.
Alors que la chaîne info couvrait les blocus des lycéens devant plusieurs établissements scolaires, un reporter de BFM TV, qui intervenait en direct à l'antenne, a été pris pour cible. "On a dû s'éloigner parce qu'ils se sont rapprochés avec des bouteilles à la main et des pavés qu'ils ont lancés en notre direction", a-t-il ainsi relaté. "Reprenez votre souffle, mettez-vous à l'abri", lui a ensuite conseillé Apolline de Malherbe.
Par la suite, plusieurs lycéens se sont rapprochés des caméras de BFM TV à Paris avec une pancarte sur laquelle était écrit : "Les médias = diffamation". Une affirmation qui a provoquée la colère d'Apolline de Malherbe. "C'est un bon classique. Alors précisément que nous sommes en train de montrer ce qui se passe, de donner la parole aux lycéens. Il y a marqué : 'Les médias = diffamation'. Je vous laisse juger", a tout d'abord déclaré la présentatrice de BFM TV.
Apolline de Malherbe : "Avouez quand même que c'est sidérant"
"Je trouve ça toujours assez inouï. C'est-à-dire que c'est notre caméra qui est là, de manière calme, et qui montre effectivement les panneaux. Ces panneaux sont donc désormais pour nous insulter. Je trouve quand même que c'est absolument inouï quand on regarde ce qui se passe là", a ensuite ajouté Apolline de Malherbe, avant de défendre le travail de ses collègues.
"On a d'un côté notre journaliste qui est sur place, à Lille, qui montre ce qui se passe, qui parle des revendications, qui parle de ce qui se passe dans la rue, et qui se prend des bouteilles de verre. Et de l'autre, le lycée Turgot, où des étudiants à qui on donne la parole, dont on montre les revendications, avec leurs panneaux qui ne sont pas contre le problème des politiques, mais contre les médias", a ainsi tenu à souligner Apolline de Malherbe.
"Moi je pense qu'effectivement la manière dont vous vous présenter ce mouvement, elle n'est pas toujours très correcte", a alors lancé le co-secrétaire général de l'Union Syndicale Lycéenne (USL), Marius Mesnil, qui était présent sur le plateau de BFM TV à ce moment-là. "Vous remarquerez que, à l'antenne, nous sommes justement sur le lycée Turgot, on est resté sur le lycée Turgot depuis ce matin, et c'est le lycée Turgot qui nous insulte. Avouez quand même que c'est sidérant", lui a alors répondu la présentatrice de la matinale de RMC.