Décidément, quelle rentrée pour Sonia Mabrouk qui, au printemps dernier, annonçait son départ d'Europe 1 et CNews après presque dix ans de bons et loyaux services ! Le 24 août dernier, la journaliste de 49 ans a ainsi fait ses débuts sur l'antenne de BFM TV, prenant les rênes de l'émission 100% Mabrouk, du dimanche au jeudi, dès 18 heures 45.

Un "réel plaisir" pour elle de retrouver le chemin des studios ainsi que les téléspectateurs. Sauf que, son arrivée a fait des vagues. C'est le moins que l'on puisse dire. Ainsi, moins de 72 heures après ses débuts, Sonia Mabrouk a été la cible du Syndicat national des journalistes (SNJ) et de la CGT du groupe RMC BFM TV.

Moins d'un mois après la rentrée, deux communiqués ont été envoyés à la direction et aux salariés de la chaîne pour protester contre l'émission de Sonia Mabrouk. En ligne de mire : le profil des personnalités conviées en plateau, beaucoup trop étiquetés à droite selon eux. "Le journalisme, c’est le pluralisme. Il faudra s’y habituer [....] Je ne me laisserai pas salir", s'est défendue la principale intéressée qui est désormais la cible (aussi) de... La France insoumise !

De retour sur BFM TV, La France insoumise n'ira pas échanger avec Sonia Mabrouk

Depuis la semaine dernière, le parti de Jean-Luc Mélenchon boycottait BFM TV à cause des déprogrammations "de dernière minute", des changements de thème "sans justification" ou des interviews qui se transforment "en débat surprise". Finalement, La France insoumise accepte de revenir sur les plateaux de la chaîne saluant les engagements pris par la chaîne.

En revanche, il y a une émission dont les membres de La France insoumise ne veulent toujours pas entendre parler. Il s'agit de 100% Mabrouk. Ils n'iront pas, préviennent-ils dans un communiqué dévoilé ce 16 septembre, afin de protester "contre ce qui nous apparaît en cette rentrée comme étant une dérive de plus en plus manifeste de la ligne éditoriale de BFMTV vers l'extrême droite", peut-on lire.

Par ailleurs, LFI ne participera pas non plus aux émissions "mettant en scène des dialogues avec le propagandiste anti-LFI Raphaël Enthoven ou le maire d'extrême droite de Béziers Robert Ménard", est-il précisé.