Une interview qui se poursuit désormais devant le régulateur. Invitée de la matinale de franceinfo le 28 octobre, Sarah Knafo a eu des échanges tendus avec Simon Le Baron et Audrey Tison. L’eurodéputée Reconquête a notamment été interrogée sur sa réaction à l’attentat raciste survenu à Trappes et à La Verrière. Mais les questions des journalistes ont rapidement provoqué son agacement. Trois jours plus tard, samedi 31 octobre, elle a annoncé sur X avoir saisi l’Arcom pour demander une mise en demeure de Radio France.
La tension est notamment montée lorsque Simon Le Baron lui a demandé si elle condamnait les faits. Sarah Knafo a répondu par l’affirmative, tout en reprochant au journaliste de lui poser cette question. Audrey Tison l’a ensuite interrogée sur le message qu’elle avait publié après le drame, dont elle jugeait la formulation trop succincte. L’élue a contesté la manière dont l’entretien était mené et s’en est prise au service public. Ce sont désormais les conditions de cet échange qu’elle demande au régulateur d’examiner.
Sarah Knafo dénonce "73 interruptions en 24 minutes"
Car l’eurodéputée affirme avoir été interrompue à 73 reprises pendant les 24 minutes de l’entretien. Un décompte qu’elle avance pour appuyer sa démarche et qui reste le sien. Elle dénonce également le bandeau "Knafo répond aux accusations", affiché selon elle dès la première minute. Plus largement, Sarah Knafo accuse franceinfo d’avoir manqué à ses obligations d’honnêteté de l’information, d’impartialité et d’égalité de traitement. Elle estime ainsi que sa mise en cause a occupé l’essentiel de l’échange, au détriment de la présentation de ses arguments.
Dans sa lettre, l’élue demande donc à l’Arcom de regarder au-delà des seules questions posées. Elle souhaite que leur enchaînement, la place laissée à ses réponses et la manière dont les journalistes ont apporté la contradiction soient également examinés. Une démarche qui prolonge son opposition à l’audiovisuel public, dont elle défend la privatisation. Mais saisir le régulateur ne signifie pas obtenir une sanction. Sa demande de mise en demeure expose ses griefs contre Radio France, sans préjuger de la réponse qui leur sera apportée.