Journaliste pour le quotidien Libération, Thomas Legrand a été l'une des voix emblématiques de France Inter durant de très nombreuses années. Il assurait notamment un édito politique quotidien au sein de la matinale de la station publique. Cependant, sa collaboration avec la première radio de France a pris officiellement fin cette saison.
Pour rappel, le journaliste avait été écarté de l'antenne la saison dernière suite à la mise en ligne d'une vidéo sur les réseaux sociaux. Dans celle-ci, les internautes ont pu découvrir Thomas Legrand discuter avec deux cadre du Parti Socialiste (PS), en compagnie de son confrère Patrick Cohen dans un restaurant parisien. Les propos tenus par le journaliste à l’égard de l’ex-ministre de la Culture, Rachida Dati avaient alors fait scandale.
Lundi 21 septembre 2026, Thomas Legrand était présent sur le plateau de l'émission Quotidien sur TMC, dans le cadre de la promotion de son nouveau livre baptisé Arrêtons (vraiment) d’élire des présidents. Bien évidemment, le journaliste de Libération a été interrogé par Yann Barthès et ses chroniqueurs sur son éviction de France Inter.
Thomas Legrand : "Il faut continuer à écouter France Inter, c’est une radio pluraliste"
"J’ai été piégé. Il y a eu des montages qui m’ont fait dire n’importe quoi, j’ai été bâché par toute la bollosphère, j’ai été menacé de mort, ma femme aussi. Est-ce que je pleurniche ? Pas du tout ! J’ai fait un livre sur autre chose", a notamment déclaré Thomas Legrand au sujet de cette fameuse vidéo qui lui a coûté sa place au sein de la station publique.
"On peut dire que j’ai été viré de France Inter par manque de colonne vertébrale. Et puis la façon dont elle dit que je me martyrise, c’est super élégant. (...) La présidente de Radio France écoute trop les politiques. Il y a tellement de pression sur Radio France, sur France Inter, qu’il faut avoir les épaules, être un peu solide. Ça a manqué un peu de solidité", a ensuite lancé le journaliste en ciblant directement Sibyle Veil.
"Je défends France Inter. Il faut continuer à écouter France Inter, c’est une radio pluraliste. (…) J’y ai beaucoup d’amis. Je sais que France Inter voulait me garder, ils m’ont proposé jusqu’au dernier moment des choses en me demandant de me débrouiller avec Sibyle Veil parce que c’était elle qui ne voulait pas", a finalement conclu Thomas Legrand.