L'interview politique a tourné à l'affrontement ce mercredi 28 octobre sur franceinfo. Invitée du 8h30 franceinfo, Sarah Knafo, députée européenne et figure de Reconquête, était interrogée par Simon Le Baron et Audrey Tison, qui remplaçait Agathe Lambret. Mais les échanges se sont rapidement envenimés. Selon les informations de CGTV, un responsable de la rédaction est descendu présenter ses excuses à l'eurodéputée après l'émission. Sarah Knafo dénonce une interview particulièrement agressive et, selon elle, marquée par les convictions politiques des deux journalistes.
Au cœur de cet échange houleux, notamment, la question du racisme anti-Blancs. Sarah Knafo a demandé à Simon Le Baron pourquoi il refusait, selon elle, de reconnaître l'existence de ce phénomène. Le journaliste a poursuivi son questionnement sans répondre directement à cette interpellation. L'entretien s'est alors transformé en succession de questions et de contre-questions, chacun cherchant à imposer le sujet de la discussion. L'eurodéputée reproche également aux journalistes d'avoir tenté de l'interrompre lorsqu'elle évoquait les victimes françaises du terrorisme djihadiste.
Sarah Knafo accuse les journalistes de militantisme politique
À la sortie de l'émission, Sarah Knafo a vivement dénoncé le comportement de Simon Le Baron et Audrey Tison. "Je sors d'une émission sur franceinfo, où le service public s'est révélé. C'est tellement révélateur de ces militants d'extrême gauche qu'on paye avec nos impôts pour nous insulter toute la journée", a-t-elle déclaré. Elle leur reproche notamment d'avoir voulu l'empêcher de développer certains de ses arguments. "Ils ont voulu me couper pendant que je lisais la liste des martyrs français, morts à cause du djihad. Allez voir cette émission car elle est extrêmement révélatrice", poursuit-elle.
L'eurodéputée critique également les questions consacrées à son livre Le Casse du siècle. Elle accuse les deux journalistes d'avoir formulé des critiques sans avoir véritablement pris connaissance de son ouvrage. "Ils ont voulu m'interroger ensuite sur Le Casse du siècle, livre qu'ils n'avaient manifestement pas lu, où ils inventaient des critiques et où ils se contredisaient entre eux", affirme-t-elle. Une accusation confirmée par plusieurs salariés de France Télévisions, qui se disent ulcérés auprès de CGTV de l'interview : "Ils n'étaient pas préparés, ils se sont juste dit on va se le faire, c'est super grave. C'était lunaire" nous indique l'un d'eux.
Des excuses en coulisses, dans un contexte sensible pour franceinfo
Selon les confidences recueillies par CGTV, la tension ne serait pas retombée une fois les micros coupés. Un responsable de la rédaction de franceinfo serait rapidement descendu à la rencontre de Sarah Knafo pour lui présenter ses excuses. Selon des sources internes, l'homme se serait montré choqué par le caractère militant qu'il attribuait aux interventions des journalistes. En interne, la perspective d'une large circulation de cette séquence sur les réseaux sociaux susciterait également des inquiétudes. Contactée, la direction de franceinfo assure que le directeur en question n'a "jamais présenté ses excuses" à Sarah Knafo, mais plusieurs témoins oculaires nous affirment le contraire.
L'incident intervient alors que franceinfo a déjà été mise en demeure par l'Arcom concernant le respect du pluralisme politique. En juin 2026, le régulateur avait relevé une répartition déséquilibrée du temps de parole du Rassemblement national, dont plus de 70 % avait été diffusé entre minuit et 5h59 au premier trimestre. Radio France avait alors évoqué une erreur technique de comptabilisation. Cette décision avait déjà alimenté les débats sur le pluralisme du service public. La confrontation de ce mercredi pourrait raviver ces interrogations, alors que l'eurodéputée a reçu des excuses de la hiérarchie après son passage à l'antenne.














