Judith Magre revient sur les mots qu’elle a employés au sujet de Gisèle Pélicot. Dans un entretien accordé à nos confrères du Parisien, la comédienne explique que c’est ce qu’a subi la victime des viols de Mazan qu’elle voulait qualifier de "dégoûtant". Elle dit aujourd’hui son admiration pour Gisèle Pélicot et salue la force dont elle a fait preuve.
La séquence remonte au jeudi 29 octobre. Invitée du Jet de Luxe sur YouTube, Judith Magre se prête à un jeu dans lequel Jordan De Luxe lui soumet des noms de personnalités pour qu’elle donne son avis. Lorsque l’animateur évoque Gisèle Pélicot, la comédienne refuse d’abord de parler d’elle. Jordan De Luxe lui demande pourquoi. "Parce qu’elle me dégoûte", lui répond-elle, sans expliquer sur le moment ce qu’elle entend par là.
Judith Magre salue la force de Gisèle Pélicot
Interrogée par Le Parisien sur cette réponse, Judith Magre revient sur le sens qu’elle voulait donner à ses mots. "Le fait de subir ça est une chose dégoûtante en soi", explique-t-elle. La comédienne évoque ensuite le livre que Gisèle Pélicot a écrit et dit admirer son énergie et son intelligence. "Je l’admire beaucoup", affirme-t-elle, avant de saluer la "force extraordinaire" dont elle a fait preuve.
Judith Magre fêtera ses 100 ans le 20 novembre. Au théâtre, elle a notamment travaillé avec Jean Vilar et Jean-Louis Barrault. Elle a reçu son premier Molière en 1990 pour un second rôle dans Greek, avant d’être sacrée meilleure comédienne en 2000 pour Shirley, puis en 2006 pour Histoires d’hommes. Elle retrouve aujourd’hui le public chaque lundi à 19 heures au Théâtre de Poche-Montparnasse, à Paris. Après avoir lu les poèmes d’Aragon aux côtés d’Éric Naulleau, elle poursuit son travail avec lui autour d’Eugène Ionesco.