La pilule a encore du mal à passer. Dimanche 1er novembre, Jean-Luc Mélenchon faisait savoir à qui veut l'entendre tout le mal qu'il avait pensé d'une interview d'Edouard Philippe réalisée le jour-même par Anne-Claire Coudray dans le cadre du journal de 20 heures de TF1.
"Anne-Claire Coudray reprend à son compte les calomnies racistes d'Edouard Philippe. Lequel déroule son discours dégoûtant sans être interrompu. Lundi, je n'irai pas au 20 heures de cette chaîne", avait-il ainsi commenté sur son compte X (anciennement Twitter).
Le lendemain, la Une avait tenu à lui répondre, en deux temps. "Hier soir, Anne-Claire Coudray a mené son entretien avec professionnalisme et rigueur, en interrogeant Edouard Philippe sur ses propos tenus dans Le Point", a d'abord fait savoir TF1 dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux.
Avant d'en remettre une couche, cette fois auprès de l'AFP, à qui elle a indiqué que "la venue de Jean-Luc Mélenchon avait été annulée/reportée en fin de semaine dernière". "Il ne s'agit donc pas d'une décision prise à l'issue de l'interview d'Edouard Philippe puisque cela n'était déjà plus d'actualité pour ce lundi", précise TF1.
Quoi qu'il en soit, sur BFMTV, Apolline de Malherbe a souhaité indirectement témoigner de son soutien envers Anne-Claire Coudray. Au cours de son interview de Raphaël Glucksmann, invité, lundi 2 novembre, du Face à face de la journaliste, cette dernière a ainsi évoqué "le climat de haine à l'encontre des journalistes". "Ma consœur s'est faite insulter par Jean-Luc Mélenchon. On a l'impression que, désormais, que ce soit un jour M6, un jour BFM, un jour TF1, que ce soit vous les politiques, on est vraiment dans un climat de violence. Comment on fait pour tenir encore six mois?", interroge Apolline de Malherbe.
Une remarque qui a visiblement fait bondir le candidat LFI à l'élection présidentielle, qui a donc repris son téléphone, hier, pour twitter. "D'après Apolline de Malherbe sur BFM, j'aurais insulté Anne-Claire Coudray de TF1. Pour cette caste, poser des questions racistes est normal. Le dénoncer est insultant. L'attentat de Trappes n'a pas encore été médité par ceux qui en ont préparé l'ambiance. C'est désespérant", persiste et signe le leader insoumis. "Ouvrez les yeux, a insisté le maire de Trappes dans son hommage vendredi, en interpellant l'opinion et les médias!", rappelle, pour conclure, Jean-Luc Mélenchon.