BFMTV toujours dans l'œil du cyclone. Comme nous vous le rapportions hier, les critiques de la part de personnalités politiques se multiplient, depuis quelques jours, à l'égard de la chaîne d'informations en continu. En cause: sa couverture de la mobilisation des étudiantes et des étudiants en cours, de même que de l'attentat à Trappes, qui aurait été propice à "un racisme décomplexé" à l'antenne, face auquel BFMTV ne réagirait pas suffisamment fermement.
Cela a commencé avec Ali Rabeh, maire Génération.s (gauche) de Trappes, qui a estimé, ce vendredi 23 octobre, que "c'est aussi sur ces plateaux que se fabrique le discours idéologique qui pousse des personnes à planifier des attentats, se sentant autorisées à aller faire la guerre contre un ennemi de l'intérieur". Le lendemain, Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI à l'élection présidentielle, avait, lui, lancé, de manière assez énervée, lors d'un point presse pendant la manifestation de ce samedi 24 octobre: "Vous, BFM, commencez à vous calmer sur les remarques racistes de toutes sortes. Parce que ça commence à bien faire...!" Ce dimanche 25 octobre, c'était au tour du député insoumis Louis Boyard de s'en prendre à "l'image tellement injuste et déshumanisante donnée des quartiers populaires" par plusieurs chaînes de télévision, à commencer par BFMTV.
Mais ces critiques exprimées ouvertement à l'antenne de BFMTV dépassent désormais le champ politique. En effet, dans un communiqué commun publié le jour-même, le SNJ (Syndicat National des Journalistes) et la CGT de RMC-BFM tirent la sonnette d'alarme, déplorant "les conséquences directes et irrémédiables sur notre société du racisme décomplexé qui a désormais place nette sur notre antenne".
















