Europe 1 reste droite dans ses bottes. Ce lundi 26 octobre, nous vous rapportions que l'Arcom a décidé de mettre en demeure la radio du groupe Bolloré. En cause: des propos tenus par Christine Kelly lors du numéro de Christine Kelly et vous du 26 janvier dernier, durant lequel la présentatrice avait essentialisé les personnes immigrées comme étant des "violeurs". Des propos "de nature à inciter à la haine et à encourager des comportements discriminatoires à leur égard en raison de leur origine ou de leur nationalité", a tranché le gendarme de l'audiovisuel, regrettant, au passage, qu"aucune personne présente à l'antenne n'ait nuancé ou contredit ces propos".
Europe 1 a aussitôt réagi hier, "prenant acte de la décision", tout en "contestant avec la plus grande fermeté le bien-fondé de cette mesure et les griefs retenus". La radio renvoie notamment à des propos tenus par Gérald Darmanin, alors ministre de l'Intérieur, qui avait déclaré, dans une interview accordée au média d'extrême-droite Valeurs Actuelles en février 2024, que, "sur certains crimes et délits, agressions sexuelles et viols, il y a une surreprésentation des étrangers".
La mise en demeure par l'Arcom, une "ingérence éditoriale majeure", selon Europe 1
Europe 1 cite ensuite les chiffres du ministère de l'Intérieur et du SSMSI (Service Statistique Ministériel de la Sécurité Intérieure), "qui établissent que si les étrangers représentent 9% de la population résidant en France, ils sont impliqués dans 13% des violences sexuelles, soit environ 44% de plus que leur part démographique". "La direction d'Europe 1 s'étonne de cette ingérence éditoriale majeure en cette année électorale et reste persuadée que c'est la négation d'un certain nombre de réalités tout au long de ces années qui conduisent à la polarisation actuelle de notre société", fait savoir la radio dans un communiqué.
De son côté, Christine Kelly a, elle aussi, commenté la décision du gendarme de l'audiovisuel sur son compte X (anciennement Twitter). "En pleine 'ébullition', l'Arcom ose désigner une cible déjà menacée de mort, qui ne fait, pourtant, que relayer les informations du ministère de l'Intérieur", estime l'ancienne Sage du CSA, devenu Arcom.













