Elle n'a visiblement pas dit son dernier mot. Depuis l'interdiction d'émettre au sein de l'Union Européenne émise, suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie au printemps 2022, à l'encontre de RT France, Xenia Fedorova, qui dirigeait la déclinaison française de la chaîne russe d'informations en continu depuis 2017, avait trouvé refuge auprès des médias du groupe Bolloré.
Mais ça, c'était jusqu'à ce que le ministère de l'Intérieur ne prenne un arrêté d'expulsion contre elle, le 29 juillet dernier. La France avait alors estimé qu'elle "contribue à la diffusion d'un discours de désinformation et de déstabilisation piloté par les autorités russes et visant à manipuler l'opinion publique et à saper la confiance des citoyens européens, et en particulier des citoyens français, en leurs institutions". De quoi "porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat", si bien que sa présence sur le territoire français constituait, d'après les autorités, "une menace particulièrement grave et actuelle pour l'ordre public".
Xenia Fedorova à la conquête du "Sud global" avec l'appui de Vincent Bolloré
Xenia Fedorova s'était alors défendue, estimant que "nous assistons à une forme entièrement nouvelle de pression politique ayant un seul objectif: la censure des opinions qui ne correspondent pas au discours officiel". "La décision est justifiée par le fait que je suis russe et que le terrain d'une 'russophobie publiquement admise' a, malheureusement, été préparé depuis plusieurs années. Mais ceux qui célèbrent cette décision manquent de clairvoyance car, aujourd'hui, c'est moi, et demain, ce sera toute personne qui osera s'exprimer en dehors de la pensée unique", avait-elle poursuivi.
Depuis, les médias du groupe Bolloré ont, malgré tout, essayé de maintenir un semblant de collaboration avec Xenia Fedorova, parfois au prix de mises en scène assez grotesques.















