En février dernier, Sonia Mabrouk annonçait sa décision de quitter CNews et Europe 1 pour BFM TV. Un choix "par souci de cohérence" commentait-elle alors que, dans le même temps, l'affaire Morandini a considérablement fragilisé la chaîne sur laquelle elle officiait depuis presque dix ans.

Le 24 août dernier, c'est donc avec le sourire que la journaliste de 49 ans a fait ses débuts sur le canal 13 de la TNT. "C'est un réel plaisir de se retrouver ici, parmi vous, ce soir, sur BFM TV et aussi un grand bonheur, chers téléspectateurs, de vous retrouver pour cette nouvelle émission", a-t-elle lâché pour lancer son émission baptisée 100% Mabrouk. Un "réel plaisir" mais... est-il seulement partagé ?

Trois semaines à peine après la rentrée de Sonia Mabrouk, les syndicats SNJ et CGT du groupe RMC BFM ont déjà publié deux communiqués. Leur principal grief à l'égard de leur collègue : le profil de ses invités qu'ils jugent très à droite. D'abord silencieuse face à ces attaques, la professionnelle de l'info a décidé de prendre la parole avant d'être défendue par sa consœur Apolline de Malherbe dans les colonnes de Télé 7 Jours ce 14 septembre.

Sonia Mabrouk malmenée par les syndicats : Apolline de Malherbe ravie de son arrivée sur BFM TV

"Le journalisme, c’est le pluralisme. Il faudra s’y habituer. Votre hémiplégie politique et démocratique est déshonorante a fortiori en pleine campagne présidentielle. Je ne me laisserai pas salir", a rétorqué la principale intéressée sur son compte X, déterminée à ne pas se laisser marcher sur les pieds.

Par ailleurs, ce dimanche 13 septembre, c'est son invité qui a décidé de prendre sa défense. Robert Ménard, maire de Béziers, n'y est pas allé par quatre chemins : "Il y a un mauvais truc qui est en train de se passer. Je croyais que c’était réservé au service public, avec cette folie pour Charles Sapin . Je voudrais vous dire parce que je suis en liberté ici, madame Mabrouk. Je suis sidéré des réactions des syndicats de cette maison", a-t-il lâché. "Je ne peux pas être juge et partie ce soir, sur ce plateau", a alors rappelé Sonia Mabrouk.

Enfin, ce 14 septembre, cette dernière a reçu un autre soutien et de taille ; celui d'Apolline de Malherbe, voix emblématique de BFM TV. "Sonia a une droiture et une solidité. Que l'on soit d'accord ou pas avec elle, c'est quelqu'un qui assume", a salué dans Télé 7 Jours celle qui est en charge de l'interview politique, chaque matin, à 8 heures 35. "Sur une chaîne d'informations, il faut des gens aux sensibilités différentes. Tout le monde aime se dire qu'il va y avoir de la compétition entre les uns et les autres, mais ce n'est pas le cas. Il y a de la place pour tout le monde", a-t-elle conclu.

Apolline de Malherbe qui, ce mardi 15 septembre, interrogera François Hollande dans Face à BFM avec Maxime Switek et d'autres journalistes de la rédaction. Sonia Mabrouk n'a pas été incluse dans le dispositif.