Alors que Plus belle la vie faisait les beaux soirs de France Télévisions pendant près de dix-huit ans, l'arrêt soudain de la quotidienne en 2022 a été un véritable choc pour les équipes. Laurent Kérusoré revient sur cette période de transition compliquée, marquée par la destruction des décors historiques du Mistral : "Je suis allé [sur le tournage détruit], j'aurais pas dû, j'étais en larmes et je suis retourné quelques semaines après il était vide et là je me dis c'est bon... c'est terminé."

Une décision brutale et une méthode de communication de la part du groupe qu’il a eu beaucoup de mal à encaisser, qualifiant la situation de "limite dégueulasse" pour les équipes et les fidèles de la première heure, mis devant le fait accompli.


De la pause forcée au come-back

Heureusement, après quelques mois de pause passés à profiter de sa nouvelle maison à la campagne (loin du "parisianisme" qu'il critique gentiment !), l'acteur a vite rebondi : "Moi ça a été une... ça a même pas été une année sabbatique... j'ai reçu un coup de téléphone qui me disait Laurent est-ce qu'éventuellement si Plus belle la vie reprenait, est-ce que tu accepterais d'être de nouveau Thomas ?"

Une proposition de casting pour La Stagiaire en 2024, puis un appel inespéré mais tant attendu plus tard, le voilà cette fois-ci derrière le comptoir sur TF1 dans le rôle de Thomas Marci. Un pari gagnant, abordé sans calculs, avec une seule exigence contractuelle : avoir vue depuis sa chambre d'hôtel sur la Bonne Mère, aka la célèbre basilique qui surplombe Marseille.

"J'en ai aucune [d'exigence]. Enfin, j'en ai qu'une... Je veux de mon hôtel voir la Bonne Mère... Je ne ferme pas le rideau, je la laisse pour me réveiller avec la Bonne Mère en face." Une preuve, s'il en fallait, qu'il n'a pas eu à se faire prier pour replonger.


Entre deuils et confidences

Au cours de cet entretien intimiste, Laurent Kérusoré a également partagé des moments plus sombres, notamment l'immense douleur du deuil après la disparition de Michel Cordes (son papa de fiction Roland), tout en pointant du doigt la tyrannie des réseaux sociaux :

"On m'a reproché de ne faire aucune publication, donc il a fallu que j'en fasse une pour être arrêté d'être harcelé. Le fameux diktat des réseaux sociaux... J'avais pas le cœur à faire quelque chose."

Bref : entre anecdotes de tournage et déclarations d'amour à sa ville de cœur, l'acteur prouve qu'il est resté le même : authentique, entier et profondément proche de son public. L'interview s'achève sur une note chaleureuse et un clin d'œil complice : "À jamais les premiers."