Le torchon brûle entre le leader insoumis et TF1. On le sait, Jean-Luc Mélenchon entretient une relation mouvementée et critique avec les médias dit traditionnels. À l'occasion d'un point presse organisé pendant la manifestation parisienne du samedi 24 octobre dernier, le candidat LFI à l'élection présidentielle avait, par exemple, pris à partie BFMTV, comme CGTV vous l'avait rapporté. "Vous, BFM, commencez à vous calmer sur les remarques racistes de toutes sortes. Parce que ça commence à bien faire...!", avait-il lâché, visiblement particulièrement agacé.
Cette fois, c'est TF1 qui a fait les frais d'un coup de gueule de Jean-Luc Mélenchon. Hier, dimanche 1er novembre, l'ancien premier ministre et candidat à l'élection présidentielle, Edouard Philippe, était l'invité d'Anne-Claire Coudray dans le journal de 20 heures de la Une. L'occasion notamment d'évoquer la possibilité d'une primaire pour les candidats du centre et de la droite, mais aussi la réponse à apporter au mouvement de protestation des étudiantes et des étudiants.
Jean-Luc Mélenchon dénonce un "discours dégoûtant" d'Edouard Philippe
Puis vient une question de la présentatrice de TF1 au sujet des pilleurs et des casseurs qui ont fait la une de l'actualité ces dernières semaines. "La société française a été traumatisée par les violences du 17-Octobre. Vous avez dit, suite à cette journée, 'la surreprésentation des jeunes issus de l'immigration parmi les émeutiers'. Quelles conclusions en avez-vous tirées?" Edouard Philippe lui répond alors avec précaution.
"J'ai constaté que le modèle français, qui est très largement fondé sur une intégration républicaine, a produit des réussites exceptionnelles, souvent trop discrètes d'ailleurs. Mais il me paraît constatable que ce modèle d'intégration connaît des ratés, des imperfections, et que, dans les images que nous avons vues des pillages, il y avait, de fait, un certain nombre de jeunes français issus de l'immigration, ce qui traduit un sujet qu'on doit regarder les yeux dans les yeux", considère le maire Horizons du Havre, pour qui il est nécessaire de recréer un "sentiment d'appartenance national", que ce soit "par l'école, par la croissance ou par des institutions nouvelles, comme un service national obligatoire".














