Le château de la Star Academy se retrouve au cœur d'une affaire pour le moins inattendue. Alors que les nouveaux élèves du télé-crochet de TF1 ont pris leurs quartiers dans la célèbre demeure de Dammarie-lès-Lys, en Seine-et-Marne, la SNCF a porté plainte contre le propriétaire du domaine des Vives-Eaux, comme le révèle Le Parisien ce mardi 27 octobre. En cause, plusieurs chutes d'arbres provenant, selon l'entreprise ferroviaire, de la propriété qui accueille les académiciens. Des incidents qui ont provoqué d'importantes perturbations sur le RER D et pénalisé de nombreux voyageurs franciliens. La plainte ne vise ni TF1 ni la production de l'émission, mais bien le propriétaire des lieux.
Le dernier incident remonte au dimanche 25 octobre, aux alentours de 6 heures du matin. Un arbre situé sur le domaine des Vives-Eaux est tombé sur les voies ferrées à hauteur de Vosves, dans la commune de Dammarie-lès-Lys. Conséquence immédiate : les trains du RER D ont été interrompus entre Corbeil-Essonnes et Melun, obligeant les voyageurs à revoir leurs déplacements. La circulation n'a pu reprendre qu'à 15h30, après l'intervention des équipes chargées de dégager les voies et de sécuriser les installations. Pour la SNCF, cette nouvelle chute d'arbre n'a rien d'un incident isolé. Elle ravive au contraire un différend déjà ancien avec le propriétaire du château, auquel l'entreprise reproche de ne pas avoir suffisamment pris en compte les risques liés à la végétation bordant les voies.
Cinq jours de trafic interrompu en janvier après la tempête Goretti
La SNCF garde notamment un très mauvais souvenir du 9 janvier dernier. Lors du passage de la tempête Goretti, plusieurs arbres du domaine des Vives-Eaux s'étaient déjà abattus sur les installations ferroviaires, selon l'entreprise. Les conséquences avaient été particulièrement lourdes : le trafic avait dû être interrompu pendant cinq jours sur cette portion du RER D. La chute des arbres avait notamment endommagé des poteaux soutenant les caténaires, ces équipements indispensables à l'alimentation électrique des trains. Les réparations avaient nécessité des travaux importants, avec le remplacement de plusieurs supports et la réalisation de nouveaux massifs de béton, dont il avait ensuite fallu attendre le séchage avant de pouvoir remettre la ligne en service.
Face à la répétition de ces incidents, la SNCF affirme avoir multiplié les démarches auprès du propriétaire. Selon les informations rapportées par Le Parisien, l'entreprise ferroviaire assure avoir tenté de le contacter à plusieurs reprises au sujet des arbres susceptibles de menacer la sécurité des circulations, sans obtenir de réponse. Des courriers recommandés et des mises en demeure auraient également été adressés au propriétaire du domaine. La SNCF indique avoir finalement déposé plainte dès le 14 janvier 2026, quelques jours après les dégâts provoqués par la tempête Goretti. La nouvelle chute d'arbre survenue le 25 octobre vient donc s'ajouter à un dossier déjà ouvert depuis plusieurs mois.
Le propriétaire du château assure ne pas être au courant de la plainte
De son côté, le propriétaire du château affirme ne pas avoir connaissance de cette procédure. Interrogé dans le cadre de l'enquête du Parisien, il assure ne pas être informé de la plainte déposée par la SNCF. Une position qui contraste avec les démarches que l'entreprise ferroviaire affirme avoir entreprises depuis le début de l'année. À ce stade, le dépôt d'une plainte ne signifie toutefois pas que la responsabilité du propriétaire a été établie par la justice. L'affaire pose néanmoins la question de l'entretien des arbres situés à proximité immédiate d'une infrastructure ferroviaire, particulièrement lorsque leur chute est susceptible de provoquer des dégâts matériels importants et de longues interruptions de trafic.
Cette affaire intervient en pleine diffusion de la nouvelle saison de la Star Academy, lancée le 10 octobre sur TF1. Depuis plus de vingt ans, le château des Vives-Eaux est associé à l'histoire du programme, dont il constitue l'un des décors les plus emblématiques. Les élèves y vivent, répètent et suivent leurs cours sous le regard des caméras, tandis que les primes sont organisés en studio. Mais si le domaine accueille aujourd'hui les académiciens, le litige révélé par Le Parisien concerne exclusivement son propriétaire et la SNCF. Pour les usagers du RER D, en revanche, la question reste entière : comment éviter que de nouvelles chutes d'arbres ne viennent encore paralyser la circulation entre Corbeil-Essonnes et Melun ?













