La tension ne retombe pas à Radio France. Depuis minuit ce dimanche 13 septembre, les salariés du groupe public sont appelés à cesser le travail. Un mouvement qui doit se poursuivre jusqu’à lundi soir et qui concerne l’ensemble des antennes de Radio France.
Au cœur de cette contestation se trouve Charles Sapin. Le directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles a été recruté à la rentrée pour assurer chaque dimanche matin un éditorial politique sur France Inter. Une arrivée qui ne passe toujours pas auprès d’une partie des salariés. Ces derniers ont été soutenus par 300 personnalités qui ont signé une tribune auprès du Le Parisien.
Ce dimanche matin, les conséquences de la mobilisation se sont fait sentir à l’antenne. Alors que Charles Sapin devait retrouver les auditeurs de France Inter pour son éditorial politique hebdomadaire, sa chronique n’a finalement pas été diffusée. Même chose pour les autres programmes de la matinale de France Inter.
À la place, les auditeurs ont pu entendre de la musique entrecoupée d’un message expliquant les raisons de ces perturbations. "En raison d’un appel à la grève déposé par l’ensemble des organisations syndicales représentatives de Radio France demandant le retrait de l’antenne de France Inter d’un édito politique assuré par le directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, nous ne sommes pas en mesure de diffuser l’intégralité de nos programmes habituels".
La direction ne veut pas céder
Malgré la mobilisation, la direction de Radio France ne veut pas céder. Depuis le début de la contestation, elle maintient la chronique de Charles Sapin au nom du pluralisme. Une position déjà défendue par Sibyle Veil, la présidente du groupe, qui assume le choix de faire entendre à l’antenne des voix et des opinions différentes.
De leur côté, les syndicats ne comptent pas en rester là. L’intersyndicale, composée de la CFDT, la CGT, FO, le SNJ, SUD et l’Unsa, appelle les auditeurs à rejoindre les salariés ce dimanche à 14 heures devant la Maison de la radio à Paris.
Le mouvement doit se poursuivre jusqu’à lundi soir. Reste désormais à savoir quelles seront les conséquences sur les différentes antennes du groupe et si la direction finira par revoir sa position.













