C inattendu. Le 17 octobre dernier, les locaux des médias Bolloré à Paris étaient pris pour cible, à l'aube d'une nouvelle journée de mobilisation d'ampleur autour des étudiantes et des étudiants, dont la couverture médiatique est particulièrement critiquée. Une centaine d'individus "cagoulés" avait notamment bloqué l'accès au parking, tagué le bâtiment avec des slogans tels que "Pas de télé pour les fachos", ou encore jeté des projectiles sur le siège de CNews, Europe 1 et Le JDD, brisant ainsi plusieurs vitres, d'après la préfecture de police de Paris. Vingt-cinq personnes avaient été, à la suite de cela, placé en garde à vue, selon des déclarations de sources proches du dossier à l'AFP.
"Informer doit pouvoir se faire sans peur, sans intimidation et sans violence", avait réagi CNews. Le directeur général d'Europe 1, Donat Vidal-Revel, avait, pour sa part, estimé que "s'attaquer à un média est une attaque contre la démocratie". "La violence n'est jamais acceptable. Elle est l'argument des faibles. On ne peut pas revendiquer au nom de la liberté et refuser celle des autres. Vive la liberté d'expression!", avait commenté la présentatrice Laurence Ferrari, qui travaille pour l'écosystème médiatique de Vincent Bolloré.
















