Les ignorer, ou bien leur répondre? Hier, mardi 3 novembre, Karim Rissouli était de retour en fin de soirée sur France 5 avec un nouveau numéro inédit de C ce soir. L'occasion d'aborder les conséquences médiatiques du récent attentat raciste à Trappes, et notamment la pétition qui circule pour réclamer la fermeture de CNews, accusée de propager des discours racistes à longueur de plateau.
En plateau, justement, pour en parler, on retrouve, entre autres, Alain Jakubowicz, avocat, ancien président de la Licra (Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme) et, accessoirement, invité régulier des émissions de CNews depuis un certain nombre d'années. Au cours de l'échange qui suit avec les autres invités, Alain Jakubowicz se confie sur le rapport qu'il entretient avec la chaîne du groupe Bolloré.
"Il y avait sans doute un petit péché d'orgueil, je veux bien en convenir, d'être seul contre tous. J'ai longtemps pensé que j'étais un contrepoint important, nécessaire en tout cas. Mais il est arrivé un moment où le tsunami a été trop fort et où j'ai eu un peu le sentiment d'être instrumentalisé, où je me suis dit que j'apportais finalement de l'eau à leur moulin par ma seule présence ou par les propos que je tenais", explique l'avocat, qui affirme avoir pris l'initiative de ne plus se rendre sur les plateaux de CNews désormais.
"Il est beaucoup trop tard pour faire fermer CNews, on en ferait des victimes aujourd'hui"
En ce qui concerne la pétition, Alain Jakubowicz considère qu'il est maintenant "beaucoup trop tard" pour récupérer la fréquence occupée par CNews. "Aujourd'hui, on en ferait des victimes", est persuadé l'ancien président de la Licra, qui suggère plutôt de "les prendre à leur propre jeu". "Ils disent souvent 'Je vous invite mais vous ne venez pas'. Eh bien, allons-y! Allons-y en nombre pour les mettre face à leurs contradictions!", propose Alain Jakubowicz.
Ce matin, mercredi 4 novembre, la réaction de Pascal Praud dans L'heure des pros sur CNews ne s'est donc pas faite attendre. "Eh bien venez demain! Venez demain! Moi, je l'aime bien Alain Jakubowicz mais, là encore, il n'y a pas le début d'un argument...", commente celui que l'avocat décrit comme étant "loin d'être le pire", "et de très loin", à côté "des petits clones qu'il a fabriqués et qui [lui] semblent infiniment plus dangereux qu'il ne l'est lui-même, avec une espèce de surenchère qui [lui est] totalement insupportable".















